samedi 12 décembre 2009

Changeons le système pas le climat


Samedi 12 décembre, à Dole, des militants associatifs et politiques (Dole Ecologie, Serre Vivante, Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste) ont érigé un ours polaire à la dérive, une banderole "Changeons le système pas le climat" et des drapeaux sur la fontaine place Grévy afin d'interpeller les passants et des les informer sur les solutions envisageables et celles qu'ils ne faut pas envisager face au changement climatique.

Il est désormais incontestable que l'activité humaine, via l'émission de gaz à effet de serre (GES), est responsable d'une augmentation globale des températures et que cela engendrera des effets tels que la fonte des glaces et l'augmentation de la fréquence des phénomènes catastrophiques (canicule, tempêtes...).

"Demain, il sera trop tard pour agir, il faut réduire les émissions de GES maintenant mais sans artifices et sans faire porter à d'autres ces mesures comme cela risque d'être entériné à Copenhague : l'achat et la vente de droits à polluer n'est pas une solution sauf pour les spéculateurs, pas plus que le nucléaire et ses encombrants déchets pour les générations futures et les agro-carburants qui nourrissent les voitures du Nord en affamant les paysans du Sud " lance un des manifestants.

Pour l'énergie comme pour les biens matériels, c'est le mode de consommation et de production qu'il faut redéfinir, malheureusement, les Nations unies n'entendront pas cette voix. Espérons au moins qu'elles considèreront les économies d'énergie et les énergies renouvelables comme seules réponses acceptables au défi climatique. 

samedi 21 novembre 2009

LGV Branche sud : ne laissons pas confisquer le débat !

Débat à huis clos, cette semaine à la Région Franche-Comté, réunion fermée au public et à de nombreux élus concernés ce samedi à Dole entre responsables des collectivités territoriales pour constituer une « association de défense de la LGV Branche sud »... Ce n’est pas en multipliant les huis clos, en confisquant le débat, en refusant d’entendre les associations d’usagers, de riverains, de défense de l’environnement que l’intérêt général pourra être défendu.

Alors que la région Franche-Comté s’est lourdement endettée pour le financement de la branche est de la LGV, les élus des collectivités du Jura sont en train de reproduire les mêmes erreurs.

Après avoir avalisé la branche LGV est dans le contrat de gestion avec le PS pour diriger l’Exécutif régional de Franche-Comté, Les Verts, par la voix du Conseiller régional et premier Vice Président du Grand Dole, semblent ouvrir les yeux et demandent une « pause » financière. Souhaitons qu’elle ne prenne pas fin le 17 mars avec la négociation d’un nouveau contrat de gestion avec le PS.

Pour le NPA du Jura, il faut suivre la voie ouverte par les cheminots et le collectif dolois de défense du service public en élargissant le combat, en associant l’ensemble de la population et des associations. Les 3 milliards d’euros prévus par l’Etat et les collectivités territoriales pour la ligne LGV branche sud doivent être intégralement affectés à la rénovation des lignes existantes pour le fret et les voyageurs. Ce sont les seules alternatives qui répondent à la fois à l’intérêt des populations et de la planète.

dimanche 15 novembre 2009

La bataille du rail en Franche-Comté

Après un an de luttes et la réactivation du comité de défense du dépôt de Dole (qui pour la direction devait fermer), les cheminots ont obtenu le maintien des 19 postes de conducteurs, 33 postes de contrôleurs et l’acquisition de « connaissances de lignes » supplémentaires, ce qui devrait redonner de l'importance au noeud ferroviaire local.

Ce succès a été possible par une position syndicale clairement définie depuis le début et par une forte syndicalisation à Dole, tradition de luttes aidant, mais aussi par le soutien par la grève des cheminots de Besançon.

Cependant, la vigilance est de mise : les postes ne sont sauvés que jusqu'en décembre 2011. Professionnels et usagers du comité de défense sont préoccupés par l'avenir du service public ferroviaire et tout particulièrement par le manque d'entretien qui pourrait conduire à la fermeture des petites lignes du Haut Jura. En effet, celles-ci sont délaissées par l'Etat qui préfère investir dans la grande vitesse et essaie de faire payer les collectivités locales pour les autres lignes. Le risque est grand d’assister à l'abandon des zones rurales et des petites villes. L’autre crainte est que le désengagement de l'Etat se traduise, faute de fonds, par une privatisation de ce transport "de proximité" dans un partenariat privé/public, la loi du marché remplaçant alors le service à la population.

Les transports collectifs répondent plus que jamais à un besoin des populations dans le cadre du service public. C'est un réseau global qui ne doit pas être morcelé et qui doit bénéficier d’un financement cohérent. L'argent réservé jusque là à "la grande vitesse" doit servir à cela. De plus, les transports collectifs sont une réponse à la pollution atmosphérique et à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils doivent être efficaces, adaptés et gratuits pour être accessibles au plus grand nombre.


mardi 13 octobre 2009

France Télécom : rassemblement à Dole

Malgré l'heure matinale, une cinquantaine de personnes, parmi lesquels quelques-uns de nos militants, se sont rassemblées lundi 12 octobre devant France Télécom à Dole. A l'origine de cette mobilisation, la dramatique série de suicides qui illustre la politique de management de l'entreprise et plus généralement l'inhumanité du système économique et politique dans lequel elle s'inscrit.

Depuis sa privatisation, France Télécom a supprimé des dizaines de milliers d'emplois. La concurrence effrénée entre les opérateurs téléphoniques l'a poussé à pratiquer une gestion par le stress des employé(e)s, à un management multipliant restructurations, mobilité forcée, mise au placard avec son lot de dévalorisation pour les salarié(e)s impliqué(e)s. C'est pourquoi, il ne s'agit pas de défaillances individuelles de personnes fragilisées. Comme hier chez Renault ou Peugeot et encore ailleurs, la mise au chômage de dizaines de milliers de salarié(e)s s'est accompagnée d'une aggravation considérable des conditions de travail.

dimanche 4 octobre 2009

Manifestation pour la Fermeture de Fessenheim


Des militant(e)s  des trois comités du Jura se sont rendus à Colmar avec les bus démarrant de Lons et passant par Dole pour demander la Fermeture de la vieille centrale de Fessenheim qui risque d’être prolongée de 30 à 40 ans. Nous demandons que l’argent investi  pour maintenir en fonctionnement  cette centrale nucléaire vieillissante soit transféré dans les alternatives énergétiques (turbine à gaz, économies d’énergie, énergies renouvelables...) dans le cadre d’un service public sous contrôle des salariés et des usagers. Le site de Fessenheim devenant un laboratoire du démantèlement  nucléaire en préservant les emplois des salariés et en stoppant le recours aux travailleurs intérimaires pour effectuer les travaux dangereux.

Avec les 10 000 manifestant(e)s présent(e)s, nous nous sommes retrouvés “confinés” devant la gare de Colmar dont le quartier était en état de siège policier avec interdiction de sortir de cette “nasse” pour manifester. Nous avons donc eu tout loisir pendant  l’après midi d’écouter les prises de parole dont celle d’Olivier Besancenot et les concerts qui se sont succédés. Profitant de notre immobilisation, les militants du NPA ont mis en place devant la gare un bureau de vote pour la votation sur La Poste, celui-ci n’a pas désempli...

Gageons qu’en cas d’accident de la centrale de Fessenheim, l’Etat policier sera aussi prompt à stopper la radioactivité à la frontière de la Franche-Comté qu’il a bloqué cette manifestation pacifique.


au départ de Dole (photo C. Bouveret, Le Progrès)


jeudi 17 septembre 2009

Energie : taxes pour les habitants, profits pour les industriels privés


photo source Le Progrès

Sous prétexte de développement durable, le groupe Solvay, qui possède en France les usines de Tavaux (Jura) et de Dombasle (Meurthe et Moselle), va mettre en oeuvre des choix énergétiques sans se poser la question des intérêts des populations. Le projet de centrale biomasse de Solvay dont Dalkia (groupe Véolia) est le maître d’oeuvre est certainement “un beau coup économique” pour ce dernier qui va pouvoir vendre son électricité à EDF et la vapeur à Solvay. De son côté, le groupe chimique spéculera sur le marché international des droits à polluer grâce aux économies d’émission de C02, tout en étant exonéré de taxe carbone. Tans pis si la consommation de ses 350 000 tonnes par an de bois et de résidus -dont une grande partie acheminée par camions- vont destabiliser la filière bois régionale de Franche-Comté et de Bourgogne. Les habitants auraient pu bénéficier du développement de chaufferies utilisant du bois et des résidus pour leurs immeubles ou leur quartier avec des réseaux de chaleur. Face à la pénurie de ressource locale, ils pourront juste continuer de polluer en se réjouissant de payer la taxe carbone !

Mais Solvay ne s’arrête pas là, le groupe chimique international a annoncé son intention de participer au financement de la construction d’un réacteur nucléaire à Flammanville (Manche) afin de pouvoir bénéficier en contrepartie “d’un droit de tirage” pendant 30 ans pour leur fourniture d’électricité par EDF. Là encore, ce sont les populations qui vont subir les risques pendant que la collectivité gérera les déchets nucléaires et que Solvay encaissera les bénéfices.

L’énergie est un bien collectif. Nous refusons de la voir rentrer dans la logique du profit.

jeudi 3 septembre 2009

La taxe carbone : l’imposture écologique



Par Charles Hoareau

Syndicaliste, membre de Rouges Vifs 13

Première partie du texte publié mercredi 2 septembre 2009


Avec sa taxe carbone le gouvernement et ceux qui soutiennent la mesure donnent un nouvel exemple de mauvaise réponse à une vraie question. Qui a envie de vivre dans un monde pollué ? Ni vous ni moi ! Alors qui sont-ils ces gens que l’on va taxer ?

TOTAL ? qui en vendant du pétrole a fait des profits d’un montant supérieur au déficit de la France ?

ARCELOR MITTAL qui dispose pour ses 6 usines françaises d’un droit annuel à émettre gratuitement 8 millions de tonnes de carbone ?

Celles et ceux qui vendent sur le marché (et oui !!) le droit à polluer au prix de 14€ la tonne ? [1]


Vous n’y êtes pas du tout ! Tous ceux là seront exemptés de cette fameuse taxe et on peut observer au passage qu’une telle exonération – à 32€ la tonne le prix prévu [2] – représente pour ARCELOR déjà cité une économie de... 250 millions d’euros dès la 1ère année !


Non ceux qui devront payer la taxe c’est vous et moi ! Et pourquoi ? Parce qu’il y a des experts mandatés par des politiques qui ont conclu que plus nous paierons, moins nous gaspillerons d’essence, car vous ne le saviez pas, mais c’est démontré par des spécialistes : nous gaspillons l’essence et le chauffage par plaisir d’émettre du carbone... Et sans respect pour la planète bien sûr : foi de Yann Arthus Bertrand qui ne se déplace qu’en hélicoptère !


Pour ou contre les taxes ?

Personne ne conteste qu’il faut réduire les émissions de gaz la question qui reste c’est comment s’y prendre dans l’intérêt des peuples ? Faut-il le redire ici ? C’est d’abord le principe même d’une taxe qui est à remettre en cause. Dans un pays où les impôts indirects – les plus injustes car frappant indistinctement les riches et les pauvres – représentent plus de 60% des recettes de l’État comment accepter une nouvelle taxe quelle qu’elle soit ? En plus concernant cette taxe-ci le gouvernement a clairement annoncé la couleur : « Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail » [3]. Autrement dit, au nom de l’écologie on voudrait une fois de plus baisser les cotisations nécessaires à une vraie sécurité sociale déjà bien mal en point. Comme si cette question de la protection sociale était une question secondaire, en tout cas seconde par rapport à la compétitivité des entreprises qui seraient contraintes de délocaliser à cause des charges énormes qu’elles supporteraient. Mais comme le dit Yves Dimicoli dans l’Humanité : « On ne sait pas assez l’inanité d’une telle argumentation : entre 1991 et 2008, le total cumulé des exonérations de cotisations sociales patronales a atteint 260,6 milliards d’euros, dont 221 milliards compensés par l’État. Or le déficit commercial de la France ne cesse de se creuser (il a atteint 55,65 milliards d’euros en 2008) tandis que les exportations de capitaux s’emballent : en 2008, il sera sorti en net quelque 160 milliards d’euros au titre des investissements directs à l’étranger qui ont généré des délocalisations et, donc, des transports accrus et des pollutions au Sud hors normes environnementales du Nord. »


Tant qu’il y aura des riches

De plus qui peut nous faire croire que cette mesure peut être efficace ? Les produits de luxe, bateaux, parfums et autres automobiles de fortes cylindrées sont déjà taxés : cela empêche-t-il les riches de les acquérir ? Dans un pays et un monde où la part des salaires dans la richesse créée est au plus bas [4] ce qui est posé c’est la répartition des richesses et non la mise en œuvre de mesures qui ne sont que des peccadilles pour les plus fortunés et de lourdes charges pour les autres.


Sans rire le journal Challenges parle des français qui « changeront leur 4X4 pour une citadine, prendront le train au lieu de l’avion, éviteront de faire tourner le sèche linge » Mais de quels français parle-t-il ? Des 5% plus riches qui détiennent 80% des richesses de ce pays... ou des 30% plus pauvres qui en ont à peine 1% ?


Il y avait déjà, pour les plus riches – et en particulier les grandes entreprises – la possibilité d’acheter et même de spéculer sur le droit à polluer, mais, avec la taxe carbone, il y a pire. Il y a la pénalisation de celles et ceux qui n’ont pas le choix. Passons sur les exemples justement cités par les adversaires de ce nouvel impôt à la consommation (les ruraux [5], les mal desservis en transports urbains…) [6] et prenons un exemple. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), en région parisienne, les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre sont liés aux logements. Or un bâtiment neuf consomme quatre fois moins d’énergie qu’un immeuble construit avant 1975. Dans leur logique on va donc taxer 4 fois plus celui qui a déjà la malchance d’habiter un logement où il est obligé de dépenser 4 fois plus pour se chauffer !!! Et remarquez bien on ne taxe pas le bailleur (et encore moins on ne l’oblige) alors qu’il est le seul à pouvoir faire les travaux d’isolation et donc baisser les émissions, mais le locataire qui sera ainsi deux fois victime ! Quand on connait toutes les batailles que sont obligés de mener les locataires pour obtenir des améliorations dans ce domaine on se demande dans quel monde vit Mr. Rocard quand il déclare : « il est largement prévu de compenser la taxe, mais en terme de pouvoir d’achat, de manière à garder intact le signal prix, l’incitation aux gens à se déplacer moins, à avoir petit à petit des voitures électriques, à mettre des doubles vitres ou à faire des économies sur le chauffage ».


Faire passer la pilule

En l’état du projet, plus de la moitié des ménages aurait à supporter un surcoût de 300 euros, les autres ayant droit à une compensation « forfaitaire et partielle ». En réalité la facture sera bien plus lourde. En effet si le prix de l’énergie augmente, les prix des biens et des services augmenteront proportionnellement... et cela ne sera jamais compensé par le fameux chèque vert.


Car pour faire passer la pilule le gouvernement parle d’une redistribution qui pourrait atteindre 130€ par famille. Le même gouvernement qui vient de supprimer la taxe professionnelle reverserait la totalité de ce qu’il va percevoir ? Qui va le croire ? En tous cas pas l’UFC-que choisir qui déclare qu’elle : « combattra ces propositions qui, si elles étaient adoptées par le gouvernement, constitueraient le pire des scénarios pour le pouvoir d’achat des consommateurs... L’État va prélever plusieurs milliards d’euros sur les consommateurs, leur restituera une partie et gardera une part substantielle pour son budget général ou pour baisser les taxes sur les entreprises ». Et puis ils croient qu’on a oublié le coup de la vignette des vieux ? Ou celui de la taxe sur les alcools sensée renflouer la sécu ? (taxe qui en elle-même n’a d’ailleurs pas fait reculer la consommation). Le fait que Michel Rocard, l’inventeur de la CSG, - une autre fameuse taxe – essaie de défendre le projet n’est pas fait pour nous rassurer.


Il y a urgence pour la planète, urgence sociale, humanitaire, écologique, le capitalisme ne pourra par nature jamais répondre à ces urgences là. Prôner la défense de l’environnement sans vouloir combattre de front ce système, c’est être aussi crédible que Sarkozy quand il parle de moraliser le capitalisme.


[1] Les quotas obtenus par les entreprises sont si importants qu’en fin d’année elles ont un surplus…qu’elles peuvent revendre. Pour Arcelor cela représentait en 2008 plus d’un million de tonnes soit 15 millions d’euros


[2] prix préconisé par la commission Rocard pour la 1ère année et destiné à être augmenté de 5% par an pour atteindre 200€ en 2050


[3] Sarkozy devant le parlement en juin dernier


[4] aux États Unis on a atteint en 2006 le niveau le plus bas depuis 1929 et le FMI indique que dans le G7 la part des salaires dans le PIB a baissé de près de 10% en 20 ans


[5] Selon l’INSEE « Un habitant de Paris qui dispose d’un réseau de transports en commun très dense et qui vit dans une habitation collective a une facture énergétique inférieure de 44% à celle d’un habitant d’une commune rurale »



[6] Rocard a dit à un vieux monsieur qui l’interrogeait sur France Inter : « Vous n’avez qu’à prendre un vélo ! ». On appréciera l’élégance du propos venant de quelqu’un qui, malgré ses 16 000€ mensuels (sans compter les conférences qu’il facture 10 000€ pour 2h) n’hésite pas à se faire payer des voyages... polluants. « Michel Rocard a "bien embarqué le 29 juillet comme conférencier invité pour une deuxième croisière de rêve cette année à bord du paquebot de luxe le "Diamant". À la découverte, cette fois-ci des "Magies du Groenland" jusqu’au 9 août. Un voyage qui coûte entre 4000 et 7500 euros selon la cabine ou la suite mise à disposition. (...) Du 22 janvier au 2 février dernier, Rocard avait déjà embarqué à bord du "Diamant" (120 membres d’équipage pour 220 passagers) pour une croisière en Antarctique . » Source : "Rocard polaire de rien", Le Canard enchaîné n°4632, 5 août 2009, page 8

lundi 8 juin 2009

Baptême du feu électoral pour le NPA



Le véritable vainqueur du scrutin du 7 juin, est incontestablement l’abstention. Par leur absence, les citoyens ont sanctionné les institutions européennes et ont mis sur un pied d’égalité les partis politiques institutionnels qui se sont assis sur le « non » au référendum et qui n’ont pas voulu parler de ce qui préoccupe réellement le peuple : la triple crise économique, sociale et écologique.

Et il y a aussi ceux qui ont voulu montrer qu’ils étaient là. D’un coté, les électeurs de droite qui se sont  déplacés pour conforter leurs privilèges, bouclier fiscal et autres subventions et de l’autre, leurs opposants véritables, ceux qui paient chaque jour le prix de ces cadeaux gouvernementaux et des conséquences de la crise mais qui ne s’avouent pas vaincus face au capitalisme.

Dans 5 circonscriptions sur 7, le NPA réalise un score supérieur à 5%. En région Franche-Comté et dans le Jura, le NPA dépasse les 6% des suffrages exprimés !

Nous considérons cela comme un véritable encouragement mais nous ne pourrons rien sans vous : l'essentiel de la crise et des mobilisations sociales sont devant nous.

Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de cogestion du système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités locales. Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.

mercredi 20 mai 2009

Le 7 juin, votez et faites voter pour le NPA

Face à la crise sociale et écologique, nous sommes conscients que ce n’est pas l’action au Parlement européen qui sera déterminante pour changer notre vie au quotidien. Alors nombreux sont les électeurs et les électrices sympathisant(e)s des idées développées par le NPA qui sont tenté(e)s par l’abstention. Pourtant, dés le soir du dimanche 7 juin, de nombreux regards seront braqués sur les résultats des listes NPA et si nous obtenons 2 % ou 7 %, cela n’aura pas le même impact pour la radicalité dans les mobilisations présentes et à venir. De même, si nous obtenons 0 ou 3 député(e)s au Parlement européen, cela n’offrirait pas les mêmes possibilités pour construire une force anticapitaliste avec nos partenaires européens. Les jours qui viennent seront déterminants pour mobiliser notre électorat. Voter et faites voter pour les listes du NPA.

mardi 19 mai 2009

Filière agricole dans le Jura : on marche sur la tête

Pendant que l'Europe arrose de subventions les groupes agro-industriels comme BEL (1 million d'Euros), pendant que le Département et la Région donnent de l'argent public au même groupe BEL pour son musée de la Vache qui Rit, celui-ci a supprimé des emplois et baisse le prix du lait aux agriculteurs tandis que les prix des produits laitiers ne baissent pas pour les consommateurs.
Cette situation absurde est le résultat recherché de politiques (de gauche comme de droite) de concurrence entre pays au service des grands groupes, notamment ceux de l'agro-industrie, et au détriment des agriculteurs comme des consommateurs.
Le NPA veut mettre fin à ces subventions qui vont aux plus riches. Il veut redistribuer l'argent pour le maintien d'une agriculture paysanne qui crée plus d'emplois, irrigue le tissu rural, entretient le paysage et respecte plus l'environnement. Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de la vente de leurs produits dans des circuits les plus courts possibles.
Il veut redistribuer l'argent aussi aux salariés pour qu'ils puissent vivre décemment en consommant des produits de qualité: 300 euros d'augmentation des salaires, personne en dessous de 1500 euros nets!
Pour cela, nous appelons les citoyens à voter NPA aux prochaines élections européennes du 7 juin.

mardi 12 mai 2009

Elections européennes : le NPA en meeting et réunions publiques


Mercredi 20 mai à 20h30 à Besançon (Grand-Kursaal)

avec Yvan Zimmermann (tête de liste NPA Grand Est)

les candidates

Michèle Rollet, Laurence Lyonnais, Sophie Le Pennuisic

et Alain Krivine, ancien député européen


Lundi 25 mai à 20h30 à Nancy

avec Olivier Besancenot et

Yvan Zimmermann (tête de liste NPA Grand Est)


Vendredi 29 mai à 20h30 à Saint Claude, salle Witchy, 43 rue du collège
avec Dominique Carrat, élue Conseil politique national du NPA
et Michèle Rollet ( candidate du Jura sur la liste NPA du Grand Est)

Mardi 2 juin à 20h à Lons Le Saunier, centre social, 2 rue Pavigny
avec Dominique Carrat élue Conseil politique national du NPA
et Michèle Rollet ( candidate du Jura sur la liste NPA du Grand Est)

Covoiturage : RDV mardi 2 juin à 19h00 devant le café le Connémara,
99 av Mal Juin à Dole.




«Si nous voulons réconcilier la France du oui et celle du non […], alors il faut changer l’Europe » prétendait Sarkozy dans son discours de lancement de la campagne pour les élections européennes de la droite. Changer l’Europe, pour Sarkozy et ses amis des autres gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, c’est imposer une politique pour faire payer la crise aux travailleurs et aux classes populaires. C’est vouloir un désaveu du Non du 29 mai 2005 à l’Europe de la concurrence libre et non faussée, l’Europe capitaliste, et demander aux électeurs d’approuver une politique qui a conduit à la crise, la récession.

Le « président du pouvoir d’achat », le champion du « travailler plus pour gagner plus » ment et bluffe encore. Il parle de « démocratie vivante » lui qui foule au pied le non du 29 mai 2005, de régulation financière, souhaite « un comité de régulateurs bancaires avec un vrai pouvoir de sanction», joue au moralisateur du capitalisme, lui l’ami des patrons et des financiers.


Leur bilan : la crise, le chômage…

C’est bien leur politique qui a conduit à la crise, une politique qui favorise sans limite l’enrichissement privé, les gains de la finance au détriment des salariés et de l’ensemble de la population jusqu’au moment où la fuite en avant entraîne tout le monde dans la crise. Une des premières mesures de Sarkozy n’a-t-elle pas été le bouclier fiscal qui a permis à 834 contribuables fortunés de recevoir, en 2009, chacun un chèque de plus de 360 000 euros, une véritable insulte pour les salariés et la population. Des milliards ont été donnés sans contrepartie aux banques. En 2008, les grands dirigeants français ont, en moyenne, gagné 4,7millions d’euros, soit 297 années de SMIC qui, lui, n'a bénéficié d'aucune augmentation !

Et pour payer ses cadeaux à la bourgeoisie, le gouvernement remet en cause l’ensemble des services publics. Il vient de confirmer sa décision d’y supprimer 33 300 postes en 2009. C’est ce que Sarkozy doit appeler la lutte contre le chômage !

Ainsi, comme viennent de le souligner les statistiques de l’INSEE, les inégalités se creusent, la misère progresse.


Leur infliger un camouflet

Il y a peu, Sarkozy fanfaronnait : « quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». Les mobilisations des 29 janvier, du 19 mars ou du 1er mai, malgré l’inertie des directions des confédérations syndicales, comme les luttes contre les licenciements, les séquestrations, ont d'ores et déjà ridiculisé ces rodomontades. La droite voudrait sa revanche aux élections européennes. Alors, elles sont pour les travailleurs et les classes populaires l’occasion d’infliger un camouflet à l’arrogance du pouvoir, d’exprimer la colère des mobilisations dans les urnes, de dire, une nouvelle fois, Non !

En votant pour les listes présentées par le NPA, en élisant des députés qui seront vos porte-parole au service des mobilisations, vous condamnerez la politique de Sarkozy de de Parisot, vous ferez entendre vos exigences : Pas question de payer leur crise !

vendredi 1 mai 2009

Premier mai : 2500 manifestants dans les rues de Dole


Tous ensemble pour la convergence des luttes

Dans tout le pays, ce Premier mai est l’occasion d’un large rassemblement, dans la rue, des travailleurs du public et du privé pour exprimer le mécontentement, la colère, l’exaspération qui montent de partout. Une vague de licenciements frappe de plein fouet la classe ouvrière. Sony, Caterpillar, Molex, Altis, Continental, Fulmen-Exide… la liste des plans sociaux n’en finit pas de s’allonger. Le chômage explose, en un an il a augmenté de 16%. En mars, on compte à nouveau 70.000 chômeurs de plus (le cap des 9000 chômeurs est franchi dans le Jura où le chômage a augmenté de 4,5 % en un mois et de 44 % en un an) et dans le même temps les grandes entreprises vont versé plus de 35 milliards de dividendes aux actionnaires. Des milliers de vie sont ainsi brisées, des villes ou des régions saccagées pour les intérêts de multinationales à la recherche de la rentabilité maximum avec le soutien actif, la complicité du gouvernement et de l’Etat.


La violence est du côté des patrons et du pouvoir

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, dénonce les travailleurs qui séquestrent leur patron comme des « casseurs », dans la même veine que Fillon qui dénonçait les coupures de courant par les électriciens comme « des actes de sabotage » en invoquant « l’Etat de droit ». Mais qu’est-ce donc que cet « Etat de droit » qui autorise une minorité de privilégiés à s’octroyer des dividendes mirobolants, des parachutes dorés, des salaires de plusieurs millions d’euros en lui donnant les pleins pouvoirs pour décider de la vie de millions de femmes, d’hommes, du sort de toute la société ? Cet Etat de droit, c’est la dictature des financiers. Et c’est elle qui impose une violence sociale intolérable : les licenciements, des conditions de travail et de vie de plus en plus dures, une régression sociale généralisée.


Une telle politique n'est pas négociable.

Préparer l’affrontement avec le gouvernement

Le mécontentement qui s’exprime massivement ce premier mai est porté par les mobilisations et les luttes qui éclatent dans le privé. Il est porté aussi par la mobilisation des enseignants des universités, des chercheurs, par les mouvements de grève engagés depuis 4 semaines par les électriciens et les gaziers d’EDF et de GDF, par ceux des hôpitaux, par les cheminots du Jura en grève cette semaine contre la casse du service public (suppressions de trains de guichets et de postes)... Il serait vain de se féliciter de l’unité syndicale réalisée si nous n’étions pas capables de fédérer ces mobilisations en un mouvement d’ensemble afin de faire céder patronat et gouvernement.

Les directions des grandes confédérations syndicales tergiversent, freinent, se refusent à contester frontalement la politique du gouvernement et du patronat. Il n’y a pourtant pas d’autre issue, il faut nous y préparer autour de l’exigence de l’interdiction des licenciements, du partage du travail existant entre tous, sans perte de salaire, de la garantie d'un revenu décent, au minimum 1500 euros net.

L’heure est à la convergence des luttes, à l’unité de toutes les organisations syndicales, politiques, associatives, pour, comme l’ont fait les travailleurs des Antilles, défendre les exigences fondamentales du monde du travail par la grève générale.

Voilà ce qui serait réellement exceptionnel, historique, que toutes les forces du monde du travail s’unissent pour faire reculer patronat et gouvernement.

vendredi 17 avril 2009

Organisons la résistance face à la violence du système capitaliste


- Chômage partiel à Jura Placages à Souvans pour 96 salariés puis chômage total pour 63 salariés qui travaillent à la scierie, à la taille, à l’affûtage, à la presse, au broyeur, au parc à grumes ou à la maintenance... et menace de fermeture de cette usine par le groupe Danzer

- 84 licenciés à l’usine C&K à Dole

- des licenciements annoncés chez Jacob Delafon...


Il ne se passe pas un jour sans que ne soient annoncées des fermetures d'entreprises, des licenciements ou des mesures de chômage partiel. Pendant que des centaines de milliers d'hommes et de femmes sont livrés au désespoir, les grandes entreprises qui licencient continuent à faire des profits fantastiques et le gouvernement leur distribue des milliards. Pas un jour non plus sans son lot de scandales où les principaux patrons du pays dissimulent leurs comptes dans des paradis fiscaux pendant que la plupart des dirigeants d'entreprises s'en mettent plein les poches accumulant stocks options, bonus ou parachutes dorés.


La violence c'est la propriété capitaliste

Au milieu de cet enrichissement scandaleux des plus riches et d'une détresse croissante des plus pauvres, il a suffi que les travailleurs de 6 entreprises retiennent leurs dirigeants quelques heures afin de sauver leurs emplois pour qu'on assiste à un déluge de haine et de menaces du gouvernement et du patronat. "Illégal", "violence inadmissible", "revolver sur la tempe" et Sarkozy qui affirme martialement qu'il "ne laissera pas faire".

Mais où est la violence ? Dans les actes d'hommes et de femmes qui essaient de se défendre pour ne pas mourir où dans celle qui consiste à les priver de leur seul moyen de vivre, leur salaire ? Comment peut-on vivre avec le Smic ou quand le salaire est réduit de 2 à 300 euros par le chômage partiel ? Où est la violence quand les harcèlements, les humiliations, le surmenage, l'exposition aux produits dangereux, les maladies professionnelles, les accidents du travail voire parfois les suicides font partie du quotidien ? Le nombre de travailleurs pauvres dépasse les 7 millions. A tous les âges la violence sociale frappe. Chez les jeunes le chômage a augmenté de 57,2% dans les Zones Urbaines Sensibles entre 2008 et 2009. Quant aux retraités, ils en sont réduits à la misère et même certains à faire les poubelles.

Les banquiers et les grands patrons fraudent, mettent en danger délibérément leurs salariés, ruinent la société, plongent l'humanité dans la crise mais ne sont pas considérés comme des délinquants, des fraudeurs et des voyous.


Les premiers signes visibles d'une colère qui couve et grandit

Alors quand ceux de Sony, Caterpillar, 3M, Fnac, Faurecia ou Scapa redressent la tête, "retiennent" leurs patrons et que seulement 7% de la population les condamnent, les "puissants" qui piétinent les pauvres s'inquiètent et voudraient les faire taire. Ils craignent qu'encouragés par ces premiers pas vers une fierté retrouvée, le peuple entier ne se soulève comme aux Antilles et ne rentre dans une grève générale, seul moyen de ne pas payer la crise.

Alors oui, les "séquestrations" sont légitimes et peut-être les premiers signes avant-coureurs de l'explosion qui vient et qu'il faut préparer, comme celle du dirigeant de l'usine Sud Aviation en 1968 fut le prélude à la grève générale.


Public/Privé : manifestons le vendredi 1er mai

(à 10 h aux Arquebusiers, avenue de Lahr à Dole)

pour peser sur le gouvernement et le patronat.

dimanche 5 avril 2009

OTAN, nous avons manifesté !

Envers et contre tout, une cinquantaine de militants du NPA de Franche-comté se sont rendus en bus, en train ou en covoiturage à la manifestation contre le sommet de l'OTAN à Strasbourg, le samedi 4 avril.
Avec nos camarades anticapitalistes, italiens de Sinistra critica, grecs, nordiques... nous avons manifesté, sans céder à la provocation policière, contre la guerre et l'impérialisme et pour défendre l'internationalisme et la solidarité entre les peuples.

samedi 28 mars 2009

Fédérons les luttes pour préparer une suite rapide

La journée de lutte du 19 mars a été un succès considérable : trois millions de manifestants. Plus que le 29 janvier. Cette formidable démonstration de force montre une fois de plus que les classes populaires répondent quand on les appelle à la lutte et sont disponibles pour une mobilisation encore plus large pour ne pas payer la crise du capitalisme.

Une mobilisation de tous les secteurs et tous les métiers
De nombreux cortèges étaient emmenés par les secteurs en lutte, salariés du privé comme Continental, Caterpillar et des centaines d'autres qui combattent les licenciements massifs, enseignants-chercheurs et étudiants qui refusent la démolition de l'Education Nationale, agents hospitaliers qui se battent contre la casse du service public de la santé... Les salariés du privé d'une foule d'entreprises, petites et grandes, se mêlaient à ceux du public mais aussi à de nombreux retraités, jeunes scolarisés venus en masse, des petits artisans ou encore des cadres.
Aux revendications traditionnelles contre les licenciements, pour des hausses de salaires, ou contre la dégradation des services publics s'en ajoutaient d'autres dénonçant les minimas sociaux en berne, des retraites poussives, le sort des handicapés abandonnés à eux-mêmes, des logements insuffisants et aux loyers trop élevés, la hausse incessante des prix...
On reconnait là la variété de problèmes et de revendications qu'avaient su organiser les collectifs antillais pour préparer leur grève générale victorieuse.

Un attentisme des directions syndicales qui ne répond pas à la situation
Ce n'est bien sûr pas l'attentisme des confédérations syndicales, avec leur non-décision de donner un prolongement rapide à cette journée, tout comme leur rendez-vous lointain du 30 mars et enfin une éventuelle « suite » le 1er mai, qui peuvent répondre à la volonté de ne pas en rester là. Une volonté qui s'est pourtant largement manifestée le 19 mars mais aussi lors de nombreuses assemblées générales, réunions de collectifs de militants ou appels de syndicalistes unitaires, au soir de cette formidable journée, pour demander un plan d'action et de perspectives immédiates pour élargir encore la mobilisation.

Préparer les conditions de la grève générale
Pourtant Fillon, en répondant de manière provocante qu'il ne céderait rien, et Sarkozy qu'il n'était pas impressionné, ont montré clairement que nous ne les ferons pas reculer sans nous donner les moyens d'une grève générale. C'est à en préparer les conditions qu’il faut maintenant s’atteler, avec et dans les organisations syndicales, en se regroupant à tous les niveaux, locaux ou régionaux, syndicaux, politiques, associatifs ou avec de simples militants ou salariés, retraités et jeunes.
Le moyen de gagner, c’est de s’unir sur des bases revendicatives semblables à celles des Antilles, associant en une seule plateforme tous les problèmes que pose la crise à l'ensemble des classes populaires.

jeudi 19 mars 2009

Réunion publique du NPA le 27 mars à Dole

NOUS N'AVONS PAS A PAYER LEUR CRISE
NOS VIES VALENT PLUS QUE LEUR PROFIT

Licenciements, chômage partiel, fermetures d'usines, précarité, casse des services publics, destruction de l'environnement, le capitalisme montre tous ses effets pervers partout dans le monde et la région Doloise n'est pas épargnée.


Peut-on laisser ce système durer ?
Dans le monde, le capitalisme appauvri la majorité de la population au détriment de quelques uns, des milliers d'enfants meurent chaque jour de faim, des milliers d'êtres humains perdent leur vie faute de soins appropriés, la planète est saccagée, les libertés bafouées...
Pourtant, rien qu'en France les entreprises du CAC 40 ont versé, d'après le journal « Les échos » , 54 milliards d'euros aux actionnaires propriétaires des grands groupes. Les actionnaires de Total ont reçu 6,16 milliards, ceux de Gaz de france-Suez 5,91 milliards, ceux d'ArcelorMittal, 5,48 milliards, ceux de Sanofi Aventis 3,93 milliards...

Après le 29 janvier et les milliers de manifestants, nous sommes encore plus nombreux dans l'action aujourd'hui.

La majorité des salarié(e)s a compris que les capitalistes, leurs complices du Medef et du gouvernement veulent nous faire payer leur folie.
ça suffit ! Depuis des années les experts en tout genre, valets du système, nous expliquent qu'il faut s'adapter, accepter la précarité, la flexibilité, le gel des salaires, pour faire face à la concurrence et développer la recherche. Pourtant, malgré tous les sacrifices des travailleurs, l'argent gagné n'a servi qu'à spéculer sur les marchés boursiers et à faire grossir la fortune personnelle des nantis.

Assez d'être pris pour des cons !

Comme nos camarades des départements d'outre-mer, nous pouvons ensemble faire plier ce système pour, dans un premier temps, satisfaire les revendications d'urgence sociale. Ils et elles nous ont montré l'exemple, c'est bien par la grève générale que nous pourrons imposer un autre partage des richesses.

Après le 19 mars la lutte doit continuer jusqu'à l'obtention des revendications d'urgence


Le comité dolois du NPA vous invite à une
réunion publique
vendredi 27 mars 2009 à 20 h 30

salle des Arquebusiers, avenue de Lahr à Dole


les débats porteront sur :

- Quelles suites à donner aux actions ?
- Comment le NPA peut-il relayer les mouvements sociaux qui se développent ?
- Comment construire une Europe écologique et sociale ?

Cette soirée sera animée par des militant(e)s locaux
avec la participation d'une militante élue au Conseil Politique National du NPA

lundi 16 mars 2009

Sarkozy le 17 mars à Ornans


La Franche-Comté a encore accusé en janvier la chute la plus forte de l'emploi intérimaire (-49,9% en un an). Le taux de chômage a explosé dans tout le département du Doubs, avec une hausse de plus de 50% dans certains secteurs comme Morteau. Sans parler de la situation dans l'Aire urbaine où le chômage partiel et les licenciements se multiplient. Mais les vrais problèmes n'intéressent pas le Président.
Se posant en défenseur du capitalisme en déconfiture, Sarkozy tente par une opération de communication de plus de sauver son image et celle de ses amis du grand patronat. Il n'ira pas visiter les salariés de ITV Rivex en proie à un plan « social », ni celles et ceux des papeteries de Novillars, de la société des parkings à Besançon ou de la police municipale en grève pour une augmentation de salaires, il ne se penchera pas sur la situation des familles en difficulté pour leur logement, leur santé...

le VRP du capitalisme fait étape dans le Doubs
Il va réunir à grands frais les élus de toutes les communes alors même qu'il a annoncé la suppression de la taxe professionnelle et que les collectivités font face à la déstructuration des services publics orchestrée par l'Etat et l'Union européenne. La ville d'Ornans sera complètement bouclée et toutes les activités suspendues. Toute expression de contestation est bien entendu bannie.
En revanche, sans doute félicitera-t-il son zélé Préfet, J Barthélémy, qui a ordonné l'expulsion d'une famille avec un bébé de 14 mois et une femme enceinte vers la Bosnie il y a quelques jours...
Le NPA dénonce les conditions de ces visites présidentielles qui sans apporter aucune des réponses urgentes à la situation concrète des salariés et de la population sont un prétexte à une débauche d'argent public et de moyens policiers d'entrave aux libertés d'expression et de déplacement des habitants des secteurs « visités ».
Nous n'avons pas besoin d'un Président VRP du capitalisme qui nous abreuve de belles paroles. Nous avons besoin de reprendre la main sur la gestion scandaleuse des grands groupes industriels et financiers qui empochent des dividendes tandis qu'ils licencient.
Et pour cela, nous ne pouvons compter que sur nous mêmes et sur un mouvement d'ensemble des salariés du public et du privé. La journée de grève et de mobilisations du 19 mars sera une occasion pour faire la preuve de cette possibilité. Ce sera là le véritable accueil que nous réservons au Président qui ne veut plus voir les grèves et méprise la condition des travailleurs de Franche Comté et d'ailleurs.

Jeudi 19 mars :
participons massivement à la grève et à la manifestation
à Dole Arquebusiers (avenue de Lahr) 10 heures
Public/Privé :
organisons des assemblées générales
pour voter sur la reconduction du mouvement.

dimanche 8 mars 2009

Reconquérir un service public d’éducation laïque et gratuit pour tous

Dans le premier degré

Dans le Jura depuis la rentrée 2007 plus d’une commune sur deux n’a plus d’école. Des centaines d’élèves sont transportés tous les jours pour rejoindre leurs écoles. cela a un coût pour le département qui finance les transports et des conséquences sur le travail de nombreux élèves (fatigue accrue).
A Dole depuis l’an 2000, 26 postes ont disparu dont 24 classes.
A la rentrée 2009 sur le secteur de Dole, une classe doit disparaître à Monnières, une à Parcey, deux autres dans Dole même. Si une classe doit ouvrir au Poiset, une ouverture est refusée à l'école maternelle de Champvans alors que les effectifs prévus sont de 31 élèves dans chacune des 2 classes. Globalement on constate partout une montée inquiétante des effectifs dans toutes les écoles (118 écoles dépassent aujourd'hui 24 élèves de moyenne par classe)
Pour la rentrée 2009 vont s’ajouter à la liste des classes, les postes de RASED (Réseaux d’aide aux élèves en difficulté) pourtant indispensables. Sur le secteur dolois deux postes de maître de RASED vont disparaître. Ce sont entre 100 et 130 élèves en difficulté lourde qui ne bénéficieront plus d'une aide pourtant essentielle.
La scolarisation des élèves de moins de 3 ans en maternelle a reculé sur le secteur dolois comme partout dans le département. De nombreuses écoles ne peuvent plus accueillir les plus petits. Les mesures prises cette année ne pourront que renforcer cette tendance, en particulier à Parcey, Champvans et Monnières. Pour cette dernière école c'est la scolarisation des trois ans et des quatre ans qui est remise en cause.

Ces mesures, guidées par les contraintes dues au dogme budgétaire que constitue le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, vont à l'encontre du développement d'un service public de qualité. En janvier 2004 un audit réalisé par l'Inspection générale de l'éducation nationale s'étonnait presque des excellents résultats obtenus par les élèves Jurassiens au évaluations nationales, meilleurs à ce que l'on pouvait s'attendre au regard du profil des populations, sans trop s'étendre sur les raisons de ces bon résultats. Il ne fait peu de doute que la taille des écoles, le maillage du département, bref l'existence d'écoles de proximité est un facteur important de cette réussite. C'est ce à quoi ce sont attaqués depuis des années les Inspecteurs d'Académie successifs à travers la mise en place d'un schéma territorial véritable outils de déménagement du territoire.

D'autres choix sont possibles... et nécessaires

limiter la taille des classes, celle des écoles.
Préférer l'implantation des écoles dans les villages, dans les quartiers plutôt que les regroupements systématiques, qui engendrent la création d'établissement de dimension démesurée, ont une influence négative sur les résultats des élèves en particulier les plus fragiles et engendrent le développement de transports trop nombreux et trop longs.
C'est la voix de la raison et celle de l'amélioration des résultats de tous les élèves.

Dans les collèges et lycées de la région doloise

Disparition d’un poste sur 10
conséquences :
- classes surchargées jusqu’à 30 en collège et 34 en lycée.
- des groupes de langue de 30 en lycée et accueillant des langues 1 et des langues 2
- des classes qui mêlent des niveaux et des filières différentes
- la suppression de nombreux titulaires remplaçants entraîne l’embauche de précaires pour effectuer les suppléances.

Toutes ces dégradations de condition de travail sont préjudiciables à la réussite des élèves, ce qui est en partie l’origine de l’échec alors que les moyens pour réduire l’échec ne sont pas à la hauteur.
Nous revendiquons non seulement le maintien des postes mais aussi la recréation des postes supprimés les années précédentes, des moyens pour le soutien des élèves en difficulté et le retrait du projet de loi Darcos.

A l'initiative de la CGT, Solidaires et la FSU, un quatre pages pour la défense des services publics s'appuyant sur les exemples du bassin dolois est en cours de diffusion. Les organisations politiques suivantes soutiennent cette initiative : Les Verts, le PCF et le NPA du Pays dolois.


Jeudi 19 mars :
participons massivement à la grève et à la manifestation
à Dole Arquebusiers (avenue de Lahr) 10 heures
Public/Privé :
organisons des assemblées générales
pour voter sur la reconduction du mouvement.

mercredi 25 février 2009

Wimax,les risques pour les habitants, les profits pour le privé

mât avec émetteur Wimax

Dans le domaine du développement des technologies de la communication, le Conseil Général du Jura a mis en place une délégation de service public (DSP) au privé. Le concessionnaire est Connectic39 www.connectic39.fr où deux sociétés privées se partagent le gâteau (Eiffage : multinationale qui possède les autoroutes AP2R, APIA... et Altitude infrastructure : Altitude télécom). Elles sont chargées d'installer la fibre optique jusqu'aux pôles économiques et urbains les plus importants de nos campagnes du Jura (exemple : Rochefort sur Nenon qui a une ZA). Pour le reste, c'est la technologie Wimax qui est utilisée (40 émetteurs sur des poteaux orange, TDF où les mâts sont loués et pose de mâts dans d'autres cas, exemple dans le village de Romange. Chaque émetteur assure la couverture d’un rayon de 7 à 8 km). A Dammartin-Marpain, le Maire s’oppose à l’installation d’un émetteur Wimax mais la Préfète du Jura refuse de tenir compte de son avis...
Le Conseil Général du Jura va subventionner en 2009 l'achat de l'antenne et du boîtier récepteur Wimax afin d’équiper gratuitement tous les foyers du Jura qui en feront la demande. Une fois le maximum de foyers équipés, la société Connectic39 (Eiffage et altitude infrastructure) pourra ouvrir son réseau Wimax à des fournisseurs d'accès Wimax (internet plus téléphone) : Numeo, Axinet, Altitude télécom...

De juteux profits en perspective
Dans la Voix du Jura du 19 février, c’est le représentant de France télécom qui s’est vu écarté de l’appel d’offre par le Conseil Général qui dénonce : “Connectic39 va exploiter pendant 20 ans un équipement qui lui aura coûté 60 % de son prix”. Le Réseau haut débit mis en place par le Conseil général du Jura coûte 38 millions d’euros. Le représentant de France télécom rappelle que “les réseaux internet construits sur initiatives des collectivités territoriales ont coûté jusqu’à ce jour 2,5 milliards d’euros. L’avenir nous dira le bien fondé de telles initiatives et la Cour des comptes se penchera peut-être un jour sur le sujet”. Mais les grands groupes privés, avec l’appui des institutions politiques nationales et des collectivités locales, n’ont cure des rapports de la Cour des comptes. En effet, si ces rapports sont des outils pour ceux qui veulent bien s’en saisir, ils ne stoppent pas la logique capitaliste.
Seule l’intervention des citoyens peut changer la donne en refusant la logique du marché et la mise en place du Wimax. Il y a encore très peu de recul dans l’étude des effets sur la santé de cette technologie alors que les émissions sont plus puissantes que pour la téléphonie mobile.
Les habitants de Dammartin-Marpain qui ont lancé une pétition pour s’opposer à l’installation d’une antenne sur leur commune ont conscience des risques des ondes électromagnétiques. Ils demandent que pour leur commune “comme pour la desserte des communes voisines, d’autres solution plus riches de services : téléphonie, télévision... soient recherchées sans les risques de l’antenne prévue”. Alors même que le Wimax offre moins de services que la fibre optique, d’autres solutions tel que le satellite pourraient être explorées pour couvrir l’ensemble des villages.
Pour que l’application du principe de précaution et le respect des règles démocratiques priment sur les intérêts privés, le NPA du Pays dolois défend la création d’un grand pôle public des télécommunications contrôlé par les salariés et les usagers.

vendredi 20 février 2009

Rassemblement devant l'hôpital de Dole le 25 février


L’Hôpital de Dole en danger

La loi Bachelot «Hopital-Patients-Santé-Territoires» met en place les Agences Régionales de Santé qui consacrent la liquidation des services de tutelles des hôpitaux (DDASS, DRASS, ARH) et des organismes de Sécurité Sociale (CRAM, CPAM, CAF….) qui fusionneraient dans un seul organisme régionalisé avec à sa tête une espèce de pro-consul : son directeur, sous l’autorité du Préfet de Région. Avant d’être une Loi hospitalière, c'est une loi de destruction de la Sécurité Sociale, institution nationale et autonome depuis sa fondation en 1945. Les représentants des caisses primaires ne siégeraient que dans un organe consultatif .

Partenariat Public/Privé
Les hôpitaux seraient regroupés en Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) qui permettrait la mutualisation des services, des moyens et des personnels. Cela signifie pour notre département que la CHT du Jura Sud regrouperait les CH de Lons, Champagnole et Saint-Claude, entérinant ainsi la fermeture de la chirurgie de Champagnole et à terme de celle de Saint-Claude.
Cette loi entérine aussi la collaboration étroite entre public et privé permettant ainsi aux cliniques de capter à leur profit tout ou une partie de l’activité des hôpitaux publics : à Lons le Saunier le CHG serait dans l’obligation de partager ses spécialités avec la clinique du Jura tout en «absorbant» les chirurgiens de Champagnole et Saint-Claude. A Dole, la coopération de la polyclinique avec le CHG Louis Pasteur conduit à la construction d’un plateau technique commun. Comme pour l’IRM, cela conduira immanquablement à la privatisation des soins dispensés, c’est la fin de l’hôpital public accessible à tous !

Démantèlement du statut de la Fonction Publique hospitalière
Dans ces regroupements d’hôpitaux, les Directeurs d’établissements deviennent de véritables patrons d’entreprises, les conseils d’administration n’existent plus, et les conseils de surveillance qui les remplacent n’ont plus d’avis à donner sur les nouvelles compétences données aux Directeurs et aux directoires qui les entourent.
Les maires des communes, sièges de ces hôpitaux perdent toutes leurs prérogatives (président des CA) puisqu’ils ne sont qu’une des douze personnes possibles qui composeraient ces conseils de surveillance sans pouvoir.
Les personnels, même s’ils héritent de deux strapontins pour les médecins et de deux autres pour les personnels non médicaux à ces conseils de surveillance, vont y perdre leur statut public. Les médecins auront des CDD et seront rémunérés à la performance avec une partie allant jusqu’à 70% de variable dans leur salaire. Les personnels non médicaux se voient progressivement retirer leur statut et les organismes paritaires qui le géraient (commissions paritaires locales, départementales, commission de réforme….). Il en est de même pour les organismes issus du code du travail que sont les comités d’hygiène et sécurité et des conditions de travail (CHS-CT).

A l’occasion du Forum organisé à Dole, pour la défense des Services Publics, auquel le NPA du Pays dolois a participé, les syndicats CGT, FSU et Solidaires ont appelé les usagers et les salariés à se rassembler
mercredi 25 février à partir de 8H30 devant l'hôpital de Dole.
Ce rassemblement se déroulera au moment de la visite des élus locaux et sera l’occasion de montrer notre détermination à nous opposer à la loi Bachelot qui met en danger l’hôpital public.