vendredi 12 décembre 2008

Guerre des hypermarchés à Dole

Consommateurs, producteurs, commerçants
Ne soyons pas à nouveau les perdants !
En ne s’opposant pas au projet d’installation d’un nouveau Leclerc à Crissey au sud de Dole, certains élus prétendent que la concurrence entre les grandes enseignes va faire baisser les prix. Ne tombons pas dans le panneau !

Le commerce, c’est la vie de nos quartiers et de nos villages
Le territoire du Pays dolois compte une densité de grandes surfaces, et plus particulièrement d’hypermarchés, supérieure à la moyenne nationale. L’installation d’un nouvel hypermarché Leclerc va appauvrir l’offre pour les consommateurs en faisant disparaître des magasins de centre ville qui proposent une diversité et une qualité de produits qui n’intéressent pas les grandes enseignes.
Ce sont aussi des emplois stables qui disparaîtront au profit du développement des emplois précaires et du recours aux stagiaires, pratiques courantes dans la grande distribution.

Augmenter les salaires et les prix aux producteurs
Face aux difficultés du quotidien, de plus en plus de consommateurs se tournent vers les enseignes discount déjà très présentes dans notre secteur. La création d’un nouvel hypermarché n’apportera pas de solution pour les salariés et les chômeurs les plus démunis.
De l’autre côté de la chaîne, de nombreux agriculteurs ne s’en sortent plus financièrement en raison de l’achat à des prix trop bas de leur production.
C’est bien l’augmentation des salaires et des minima sociaux ainsi que des prix d’achat aux agriculteurs pour la fourniture de produits de qualité qu’il nous faut défendre.

Assez de discours, les élus responsables du Grand Dole doivent passer aux actes !
Dans les documents en cours d’élaboration du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), les responsables du Grand Dole tiennent un discours sur le développement durable, la limitation de l’étalement urbain... Le Président du Grand Dole a déjà reçu un millier de cartes postales signées par des habitants demandant un gel de la ZA de Brevans qui sacrifierait l’une des dernières entrées vertes à l’est de Dole. Pourtant, il n’a pas encore apporté de réponse. Les élus du Grand Dole vont devoir se prononcer sur ce projet de nouvel hypermarché Leclerc à Crissey. Ils doivent prendre une position claire !

Le comité du NPA Pays dolois a rejoint le
Collectif Leclairobscur c/o Librairie La Passerelle
16 rue de la Sous-Préfecture 39100 DOLE
mel : leclairobscur@orange.fr
http://pagesperso-orange.fr/leclairobscur/

lundi 8 décembre 2008

« PLAN DE RELANCE » : L'ARNAQUE DE TROP

La semaine dernière a été encore une semaine noire pour l’emploi. Les différentes annonces et leur ampleur révèlent la profondeur de la crise : les plans de licenciements, de chômage partiel vont se succéder à un rythme effréné, l’automobile demeurant, pour le moment, avec l’immobilier, le principal secteur sinistré. Les chiffres du chômage officiel sont venus noircir encore le tableau, avec le franchissement symbolique de la barre des 2 millions de demandeurs d’emplois, très largement sous-estimée, on le sait, 3,5 millions si l'on additionne toutes les catégories, sans parler de ceux, qui sont radiés chaque mois et ceux enfin découragés de s'inscrire.
L’offensive est donc lancée : pour celles et ceux qui en doutaient, les choses sont claires, c’est aux salariés qu’on veut faire payer la crise!

Des milliards pour les patrons, des miettes pour les travailleurs
Dans ce contexte le plan de relance de Sarkozy n'est qu'un plan de plus pour les patrons. Pour tromper ceux et celles qui n'ont rien à en attendre, le discours sur la relance est censé donner le change. Mais il ne s’agit que d’un habillage : ce plan de relance est très clairement en faveur des patrons. 11 milliards d’euros de remboursements anticipés, de nouvelles exonérations de charges s’ajoutant aux 30 milliards déjà en vigueur, plus tous les profits qu’ils pourront tirer à partir des 10,5 milliards d’investissements publics, en lien bien sûr avec la dérégulation des marchés publics et des conditions de travail.
Les salariés ne verront guère la couleur des 26 milliards d’euros du plan de relance !
Rien n'est prévu pour venir en aide aux victimes de la crise.
Ce n'est pas avec les misérables 200 euros pour les bénéficiaires éventuels du RSA et la légère indemnisation du chômage partiel que les 7 millions de travailleurs pauvres, les 100 000 intérimaires licenciés dans l'année, les salariés qui perdent plusieurs centaines d'euros par mois au chômage technique, les précaires et les chômeurs à qui on diminue les allocations pourront sortir la tête de l'eau.
Quant à l'annonce de la construction de 70 000 logements, elle est bien dérisoire, voire cynique devant le nombre de personnes, un million, sans logis ou mal logés sans parler de ces SDF qui meurent de froid.

Ne nous laissons plus faire
Comme les chômeurs et les précaires, le 6 décembre dans la rue, nous devons exiger :
- l'interdiction des licenciements,
- que l’on renforce, étende et généralise la protection contre le chômage et la précarité, afin que personne ne soit laissé sans un revenu suffisant pour vivre,
- l’indemnisation à 100% du chômage technique sans condition,
- l’augmentation de 300 euros net pour tous, le SMIC à 1500 euros net.
Plus que jamais, l’urgence est à la riposte, à la convergence des résistances c'est-à-dire à la mobilisation interprofessionnelle.

mardi 2 décembre 2008

Un nouveau parti anticapitaliste : ça urge !

PS : pourquoi tant de haine ?

Le Parti Socialiste a finalement une première secrétaire, mais sa crise est loin d’être finie.
Le débat ne peut pas se résumer à un conflit de personnes, il est pourtant difficile de prendre au sérieux les désaccords présentés comme « insurmontables » par les trois motions de tête. Royal rompt avec le style passé et porte la transformation du PS en parti démocrate à l’américaine mais vante le « vieux Parti Socialiste ». Royal revendique l’alliance avec le Modem, mais Aubry la pratique à Lille et le seul qui y ait résisté, le maire de Paris, est celui qui assume le plus ouvertement son ralliement au libéralisme. Hamon a défendu une ligne antilibérale mais il a proposé jusqu’au bout, d’être le candidat anti-Royal commun à la motion Aubry et au très libéral Delanoë.
Hors des tribunes de congrès, confrontés au scandale des 360 milliards offerts sans contrôle aux banques, aucun n’a oser voter «non». Ils sont d’accord sur l’essentiel, ils ont tous adopté, il y a quelques mois, la nouvelle déclaration de principes marquant ouvertement leur ralliement à l’économie de marché.
Alors, comment comprendre la crise qui déchire le PS ? Simplement, sont incompatibles d’un côté son ralliement aux principes essentiels du système capitaliste, au point que deux de ses principales institutions, le FMI et l’OMC, sont dirigées par des socialistes et en même temps son besoin de conserver le soutien des catégories populaires qui subissent les dégâts de ce même système.
Le PS ne peut qu’entraîner dans sa crise ses alliés, le Parti communiste, les Verts, le Parti de Gauche fondé par Mélenchon. Ces forces politiques ne proposent pas d’autre issue que l’alliance électorale avec le parti socialiste, avec l’illusion qu’il serait possible de le pousser à gauche alors que tout montre que c'est lui qui les tire à droite.

Il faut du neuf, un parti anticapitaliste.
Si on reste sur le terrain électoral, Sarkozy peut se frotter les mains. Moins que jamais on ne peut attendre les prochaines élections présidentielles et législatives pour changer le rapport de force, d’ici là les ravages de la politique de Sarkozy conjugués à ceux de la crise économique auront détruit nos droits et notre protection sociale, réduit des milliers de salariés au chômage et à la misère.
Heureusement, dans la rue, dans les mobilisations contre les licenciements ou pour les salaires, aux côtés des mal logés et des sans-papiers, pour défendre les services publics comme la poste, l’hôpital, les transports ou l’audiovisuel… celles et ceux qui résistent sont nombreux.
Ces résistances ont besoin d’espoir, d’une perspective commune, d’un parti qui rassemble tous les combats sociaux, écologistes, anti-discriminations….
Heureusement, avec le Nouveau Parti Anticapitaliste se construit une autre gauche, une gauche radicale qui ne renonce pas, qui affirme : Pour faire une politique en faveur des salariés et des plus pauvres, il faut s’en prendre au pouvoir des patrons et aux profits des actionnaires. Pour ne pas payer les crises du capitalisme il faut se débarrasser de ce système.

A Dole, alors que la LCR n'existait pas, 18 personnes à ce jour ont pris leur carte au NPA. Si vous hésitez et que vous souhaitez vous rendre compte de la dynamique du NPA, nous vous invitons à participer à la prochaine réunion de notre comité local :

mercredi 10 décembre à 20h00
au café le Connemara
(salle de réunion au dessus)
99 av du Mal Juin à Dole

mardi 25 novembre 2008

C'est tous ensemble qu'on peut gagner

Cheminots, postiers, enseignants, hospitaliers, ouvriers de l'automobile...
C'est tous ensemble qu'on peut gagner

De nombreux mouvements...
Les grèves et manifestations se succèdent, souvent avec un certain succès, postiers et usagers de la poste contre la privatisation, cheminots contre l'allongement du temps de travail, pilotes d'avion contre la retraite à 65 ou 70 ans, enseignants contre les suppressions d'emplois, ouvriers de l'automobile contre les licenciements et les baisses de salaires, petits producteurs de lait contre la chute de leurs revenus, agents hospitaliers et usagers contre les fermetures d'unités de santé...

...mais dispersés
Dans un savant calendrier syndical fragmenté, les pilotes ont fait grève du 14 au 17, les enseignants le 20, les postiers et usagers du service public postal ont manifesté le 22, les cheminots après le 6 étaient appelés le 18 ou le 23 mais ça a été annulé dans la confusion par la majorité des syndicats, les enseignants à nouveau le 10/12, les salariés de l'automobile à différentes reprises, les agents hospitaliers et usagers des services de santé de manière éparpillée et enfin les travailleurs du privé dans de multiples luttes contre les licenciements. Là où il faudrait s'appuyer sur ces protestations pour construire une véritable riposte tous ensemble et maintenant, les syndicats ne la proposent qu'au début...2009. Ce qui repousse à un plus tard indéterminé et incertain ce qu'il faudrait préparer aujourd'hui.

Pourtant la crise nous plonge tous dans le même bain
La crise commence a avoir des conséquences dramatiques partout: banques, bâtiment, automobile, chimie, sidérurgie, transport, commerce... Tout le monde sait que nous sommes tous concernés comme salarié, contribuable, consommateur ou petit producteur. Tout le monde comprend que les capitalistes veulent nous faire payer leur crise et commencent à le faire, que le gouvernement les aide à cela et qu'enfin les divisions du PS montrent qu'on ne peut pas compter sur lui pour s'opposer à Sarkozy. Le sens des colères sociales locales ou catégorielles qui se font entendre depuis septembre dans ce climat de crise est celui-là: chercher à se rejoindre pour devenir cette force collective qui manque tant.

Seul le « tous ensemble » répond aux nécessités du moment
Et puis le gouvernement n'est si pas si fort qu'il le fanfaronne. Ses atermoiements sur la Poste ou la SNCF le montrent. Il n'est fort que de notre division. Il craint que l'unification des mécontentements naisse du succès d'un des mouvements actuels. La réussite de la manifestation du salon de l'auto réunissant des milliers de travailleurs de l'automobile du pays et celui la grève et des manifestations autour de Renault Sandouville prouvent que c'est dans l'air et que c'est possible. Nous devons tout faire pour que de ces mille colères populaires se renforce la conscience de construire une riposte unie qui transformera l'éparpillement des mouvements, la lassitude et l'inquiétude diffuses actuelles en confiance et espoir.

mercredi 19 novembre 2008

Tous en lutte le 22 novembre pour un retrait pur et simple

Un gouvernement inquiet
Guaino, conseiller de Sarkozy a annoncé que l'ouverture au capital de la Poste était “ suspendue ” mais en même temps, lui-même et le ministre du travail ont déclaré que cela aurait bien lieu et dans le calendrier prévu. Le gouvernement ne renonce pas. Il aimerait seulement désamorcer l'exaspération en train de naître. Il craint la mobilisation des postiers. Leur mouvement du 23 septembre a été un succès. Et il sait qu'ils ont la sympathie de la majorité de la population. Des comités réunissant usagers, syndicats, associations et élus locaux pour refuser la privatisation de la Poste, exiger un débat public et organiser un référendum naissent un peu partout. Des manifestations locales de plus en plus nombreuses commencent à fleurir dans le pays.

Un désastre social
Après des milliers de boîtes aux lettres supprimées, des bureaux fermés, ce sont 40 000 emplois qui sont en jeu. Avec la privatisation, en Europe, on compte 25% d'effectif en moins en Suède et 70% d'augmentation des tarifs, 300 000 lettres perdues en Grande Bretagne et l'Autriche annonce la fermeture de trois quarts des bureaux et la suppression de plus du tiers des effectifs. La privatisation supprimerait des emplois, dégraderait davantage les conditions de travail, baisserait les salaires, augmenterait les tarifs, détériorerait un peu plus le service. Cela rapprocherait la Poste des pratique des sociétés qui distribuent des prospectus, qui exploitent sauvagement leurs salariés, sans garantie pour les usagers de recevoir les lettres importantes, propositions d'embauche, factures ou recommandés.

De la fracture postale à la fracture sociale
L'argument du gouvernement qu'il n'a pas l'argent pour maintenir le service public postal alors qu'il distribue des centaines de milliards aux banques est provoquant. Donner les bénéfices de la Poste aux actionnaires pour qu'ils les jouent en Bourse au lieu de les investir en salaires, emplois et qualité de service est choquant. Du coup, dans un climat où les pilotes d'avions, les cheminots, les enseignants ou les salariés de l'automobile donnent de la voix, le gouvernement engagé dans la privatisation de l'école et des hôpitaux craint que la mobilisation autour de la Poste s'étende à la défense de tous les services publics et puisse être l'amorce d'une riposte contre la crise qu'il voudrait nous faire payer.

Tous en lutte, c'est le moment
La CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD et le “ Comité National pour la mobilisation contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal ” appellent à des manifestations le 22 novembre dans tout le pays. Faisons tout pour que cette journée soit une large réussite qui annonce et prépare le début d'une riposte plus générale. Les déclarations contradictoires du gouvernement montrent qu’il n’est pas invincible. La légitimité et la sympathie sont du côté du service public. Nous pouvons gagner !

Manifestation
Lons le Saunier
22 novembre à 14 heures
place de la Liberté


lundi 17 novembre 2008

Notre délégué dolois à Saint Denis les 08/09 novembre

Rencontres nationales des comités NPA
des 08/09 novembre,
on avance…


Oui, on avance ! Bien sûr, on pourrait être tenté de s’inquiéter en se disant que c’est bien beau d’avancer mais que le panneau d’arrivée ( avec le Congrès fondateur fin janvier 2009 ) est encore bien loin et que nous allons peut-être devoir prendre des raccourcis non désirés pour arriver en temps voulu sous ce fameux panneau d’arrivée. En effet, lors de ces rencontres nationales, j’ai pu constater qu’un foisonnement d’amendements était remonté à l’échelon national ( signe d’un processus dynamique ) et qu’il était bien entendu impossible de discuter un à un tous ces amendements ; mais néanmoins il était possible de réagir à ces propositions quand cela nous semblait important ( ce qui présupposait d’avoir lu toutes les propositions d’amendement, ce qui n’était pas forcément évident… ).
Le nombre élevé de participants ( environ 80 personnes dans chaque groupe, mais difficile de faire autrement ) a fait que les débats n’étaient pas toujours faciles, cependant une grande majorité des personnes qui désiraient s’exprimer a pu le faire. Les débats se sont généralement déroulés dans une ambiance sereine sauf celui concernant l’existence d’un secteur jeunes ou quelques tensions ont vu le jour entre des jeunes militants « pro » et des militants adultes « anti ». Ce qui m‘a paru essentiel est qu’aucun désaccord majeur n’a été exprimé sur un positionnement politique. Personnellement, j’ai juste un peu tiqué quand un militant s’est exprimé contre l’importance de se battre pour l’annulation des dettes des agriculteurs, artisans, commerçants par rapport à l’urgence dans le monde ouvrier ; il me semble réducteur de penser que les victimes du capitalisme ne se comptent que dans le monde de l’entreprise et que certains travailleurs indépendants sont aussi très touchés surtout chez les « petits » bien entendu. Les positionnements doivent être affinés…
Pour finir, soyez rassurés : dans peu de temps nous allons passer sous le panneau d’arrivée mais il ne tient qu’à nous qu’il se transforme également en panneau de départ pour continuer la construction de ce parti de l’intérieur en étant conscient que le « gros œuvre » est terminé, mais que ce n’est pas la fin des travaux… (d’ailleurs, on en finit jamais avec les travaux si on veut que l’ouvrage ait toujours de la gueule!)

samedi 8 novembre 2008

Après son tribunal, Dole pourrait perdre son dépôt SNCF


Suite à l'ouverture du marché des transports ferroviaires au privé en 2006, la direction de la SNCF cherche à réduire ses coûts en détériorant les conditions de travail de ses conducteurs. Elle s'attaque notamment à la durée du temps de travail (l'article 49 du décret du 29 décembre 1999 devant être modifié en commission paritaire le 12 novembre).
La grève du 6 novembre avait pour but de mobiliser contre cette dégradation des conditions de travail. Elle été suivie à 100 % à Dole où, en plus de défendre le droit du travail, les 35 agents ont interpellé les pouvoirs publics contre la disparition du dépôt fin 2009.

Les sections syndicales vont créer un comité de défense du dépôt et le comité NPA du pays Dolois leur a apporté son soutien. Nous dénonçons les restructurations permanentes qui sont destructrices d'emplois et qui entraînent une dégradation des conditions de travail.

jeudi 6 novembre 2008

Tous ensemble pour refuser de payer leur crise !

Alors que les milliards coulent à flot pour les banquiers et les patrons, les salariés sont invités à payer les frais de la crise du système capitaliste. Présenté le 28 octobre, le troisième volet du « plan anti-crise », soi-disant destiné à soutenir l’emploi, se résume à de nouvelles attaques contre la majorité de la population.
Sarkozy n’a rien dit sur les licenciements collectifs et les plans sociaux qui s’accumulent dans l’automobile, la vente par correspondance, le bâtiment et d’autres secteurs. Il n’a nullement remis en cause les 30 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique. Par contre, il utilise cyniquement la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du chômage pour détruire un peu plus les garanties collectives et les droits sociaux.

Les patrons en rêvaient…
Ainsi, la relance des contrats aidés signifie transférer sur le budget de l’Etat le coût de milliers d’emplois supprimés par le patronat. Cette mesure, tout comme les nouvelles facilités données pour embaucher en CDD, aggrave la casse du droit du travail en favorisant l’emploi précaire et sous-payé au détriment d’un emploi décent.
S’y ajoutent la loi devant autoriser le travail le dimanche et, maintenant, les premiers pas en vue de repousser l’âge de la retraite à… 70 ans ! Ce rêve de patron, Sarkozy et le MEDEF veulent le faire passer dans la réalité. Comme mesure contre le chômage on fait mieux!
Ces décisions ont provoqué un premier tollé chez les syndicats de pilotes qui soulignent la dangerosité de faire travailler jusqu'à 65 ans les pilotes de lignes.
Mais ça ne passera pas comme « une lettre à la poste », pas plus que la privatisation de la poste puisque Guaino, conseiller de Sarkozy, vient d’annoncer le gel de la « réforme » du statut de la Poste. C’est un premier recul qui fait suite au succès de la grève du 23 septembre et à la mobilisation des postiers et de la population contre la privatisation. Nous devons exiger le retrait pur et simple du projet de privatisation de la Poste. Comme nous devons refuser le recul de l'âge de la retraite.

Un plan d’urgence en défense des salariés
Une mobilisation unitaire est nécessaire pour bloquer ces attaques et imposer un plan alternatif. C’est aux privilégiés de payer pour la crise dont ils sont responsables :

- 300 € d’augmentation pour tous, le SMIC à 1500 € net, indexation des salaires sur les prix.

- Interdiction des licenciements (obligation imposée solidairement au patronat de maintenir les contrats de travail), ouverture des livres de compte afin de pouvoir vérifier où va l’argent.

- Retour à la retraite à 60 ans, avec pas moins de 75 % du salaire au bout de 37,5 annuités.

- Pour que le crédit serve aux besoins sociaux et non à la spéculation : nationalisation des banques sans indemnité ni rachat, service public bancaire unique sous le contrôle des salariés et de la population.

- Défense et extension de tous les services publics

Venez en discuter avec les membres du NPA Pays dolois
lundi 24 novembre à 20h
au café Le Connemara
99 av du Mal Juin
à Dole