dimanche 16 janvier 2011

Capitalisme : tirons la chasse !

Idéal standard, leader mondial des sanitaires et des salles de bain a annoncé mercredi 12 janvier la fermeture de trois usines en Europe : Dole avec 163 salariés se retrouvant « sur le carreau », Revins (Ardennes) avec 148 emplois supprimés et Middlewich (Royaume Uni) avec 249 emplois supprimés. Le fonds de pension américain Bain Capital Partner qui est devenu actionnaire majoritaire d’Idéal standard en 2007, n’a pratiquement pas investi, ce qui aurait permis d’orienter la production de l’usine de Dole vers les pièces en résine mais il a « pressé le citron » pour obtenir des bénéfices immédiats. Les travailleurs, précarisés dès 2009 avec le recours régulier au chômage partiel, vont se retrouver privés d’emplois avec comme seule perspective syndicale de se battre pour une prime.

Nous sentons bien autour de nous le dégoût et la révolte pour ce système qui privilégie le profit immédiat. Il est temps de dire stop ! Ce ne sont pas les besoins qui manquent, l’Etat et les collectivités territoriales pourraient assurer des débouchés à ce secteur industriel et à d’autres en lançant un grand plan de rénovation et de construction de logement sociaux de qualité. Comment financer ? En réquisitionnant les banques pour former un grand groupe bancaire public capable de financer des projets dans l’intérêt de la population et non destructeur de notre environnement.

Quant aux usines, il n’est pas question de laisser les groupes prédateurs de la finance profiter de cette relance économique  mais de mettre en place un contrôle ouvrier (autogestion, coopératives ouvrières, expropriation des grands groupes capitalistes…). A Dole, un signe d’espoir pourrait être donné en empêchant la direction d’Idéal standard de démonter et d’emporter les machines. Il vaudrait mieux essayer d’agir maintenant au côté des salariés, plutôt que de laisser les aigreurs s’accumuler et mener la société vers des impasses politiques.

jeudi 23 décembre 2010

Le personnel hospitalier de Dole victime des restrictions budgétaires

Lors du conseil de surveillance (ex conseil d'administration) du 21 décembre 2010, une trentaine de soignants accompagnés de leurs délégués syndicaux (CGT et CFDT) ont investi la salle de réunion pour protester contre la décision de la direction de supprimer 2,5 jours de RTT et la demie- heure de repas comprise dans le temps de travail effectif.

Les représentants syndicaux avaient déjà voté contre ce plan lors du CTE et du CHSCT des 29 nov et 1er déc 2010 sans être entendus malgré la mobilisation du personnel. Ils ont donc interpellé les élus siégeant au CS pour obtenir leur soutien. Il faut noter que le conseil de surveillance n'a plus qu'un rôle de consultation et de gouvernance générale, sans attribution de gestion, depuis la réforme Bachelot. Le directeur (Yves Mamie) applique les consignes de l'ARS (agence régionale de santé) qui, elle-même, répercute les directives ministérielles.

Quelles sont les conséquences du plan de la direction ?

  • Allongement de la durée de présence à l'hôpital,

  • 2,5 jours de repos en moins avec augmentation des frais de garde d'enfants et de transport mais pas d'augmentation de salaire bien entendu!

  • Une pression accrue sur les personnels qui ont déjà des conditions de travail difficiles : sous effectifs (encore 40 postes supprimés), le WE de repos sur 2 qui n'est pas respecté pour tous, la difficulté pour avoir 3 semaines de congé annuel consécutives, la difficulté pour obtenir un temps partiel désiré (en particulier 80 %) et à l'inverse, les temps partiels imposés…etc…

Pourquoi la demi-heure de repas est-elle comprise dans le temps de travail dans la fonction hospitalière ?

Parce que la personne qui va manger reste à la disposition de l'employeur et peut être rappelée à tout moment,

Parce que, la plupart du temps, le personnel ne peut pas se libérer de son service pour aller au self et mange sur place, parfois à 15h ou 16h, tout en assurant son service (sonnettes, entrée, urgence…)

La CGT a mis en avant les conséquences désastreuses des réformes de financement de la Sécurité Sociale et des hôpitaux qui détériorent la qualité de la médecine et le travail des personnels. Elle a pointé les causes de déficit :

  • Les exonérations de cotisations sociales,

  • Les stocks options non soumises à cotisations,

  • Le chômage,

  • La T2A qui pénalise les hôpitaux et favorise les cliniques privées, entrainant l'abandon de certaines spécialités et la fermeture d'établissements,

  • La diminution du nombre de médecins formés qui favorise les dépassements d'honoraires…

La CGT a aussi parlé des dépenses faites par la direction :

  • Construction d'une Unité d'Hospitalisation de Très Courte Durée (UHTCD) pour se mettre en conformité avec la loi, très bien, mais ce service n'a jamais ouvert faute de personnel…et il va être démoli pour y installer la Réanimation…

  • Cout des contre expertises pour pouvoir faire reconnaître un accident du travail ou une maladie professionnelle,

  • Postes supprimés puis appel à des intérimaires, où est le bénéfice ?

  • Cout des multiples audits réalisés, pour quels bénéfices ?

Au vu de ces constatations, la CGT conclut que supprimer 2,5 RTT et la demi-heure de repas sur le temps de travail relève de la mesquinerie, du non respect du personnel et du travail fourni.

On ne peut espérer de grandes économies avec de telles mesures, l'exemple de l'hôpital de Lons le Saunier le prouve, la suppression de RTT n'a pas réduit son déficit, il est même en augmentation…

Les personnels présents étaient bien conscients que c'est la lutte de l'ensemble des salariés qui pourrait faire reculer la direction, ils ne peuvent pas compter sur leurs cadres qui ne sont pas concernés par ces mesures. Différentes pistes ont été envisagées , c'est le service de radiologie qui va démarrer la lutte en boycottant les nouveaux horaires dès le 1er Janvier, , il peut aussi y avoir grève des cotations d'actes (donc, pas d'argent qui entre).

Le NPA soutient cette lutte contre la détérioration des services publics et l'habitude prise par les états de faire payer les plans d'austérité aux salariés. Il faudra une détermination très forte et une mobilisation massive des personnels pour l'emporter…

samedi 13 novembre 2010

Grand Dole : campagne pour une régie pour le SPANC

Mesdames et Messieurs les élus du Grand Dole


La gestion de l’eau et de l’assainissement est une source de profit considérable pour le privé. Alors que le Grand Dole peut donner l’exemple en choisissant la gestion publique et en créant une régie pour le contrôle du fonctionnement des installations d’assainissement non collectif (SPANC), il s’apprête à déléguer la gestion de ce service à une société privée.


La régie est pourtant la meilleure solution qualité/prix :

- Maîtrise de l’information des communes et des usagers

- Maîtrise du conseil dans le cadre d’une neutralité d’intérêt.

- Maîtrise du rythme des visites

- Maîtrise des tarifs sans répercussion de rémunérations d’actionnaires sur la facture des usagers


Alors que plusieurs communautés de communes voisines ont choisi la régie, nous vous demandons de tout mettre oeuvre pour que les usagers du Grand Dole bénéficient dès 2011 d’une régie pour le SPANC, premier pas vers le passage en régie de la gestion de l’eau.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées.


Nom : ....................................... Prénom : ............................

Commune : .............................. Signature :


Campagne soutenue par ATTAC, Europe Ecologie-les Verts, Front de Gauche (PCF-PG), FSU, NPA…

samedi 6 novembre 2010

Dole, 6 novembre : retraites, on ne lâchera rien


En début de manif, tous les regards étaient tournés vers le cortège pour en évaluer l'importance. Si nous n'avons pas retrouvé l'ampleur des plus grandes manifestations d'octobre, l'affluence et la détermination des manifestants montrent que la contestation de cette loi sur les retraites n'est pas terminée et que nous sommes et seront encore là pour en exiger l'abrogation.

jeudi 28 octobre 2010

Dole, 28 octobre : la manif investit la zone commerciale Casino


A Dole, la mobilisation pour cette manifestation pendant les vacances reste à un niveau élevé. L’ambiance est toujours à la détermination pour mener des actions et peser sur l’économie du pays que les salariés font tourner et ceci jusqu’au retrait de cette loi injuste. Ainsi, après avoir circulé dans les rues de Dole, le cortège s’est rendu sur la zone commerciale de Casino où plusieurs centaines de manifestants sont entrés dans la galerie commerciale.

Le groupe Casino : un symbole du système capitaliste français : rappelons que Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, a conseillé dans les années 80 le Ministre de l’économie Pierre Bérégovoy pour « libérer la Finance ». En 1994, à la tête de son fond d’investissement, Euris, Jean-Charles Naouri acquiert 33 % de Moulinex pour 25 millions d’euros. Deux ans plus tard, le nouveau PDG, Pierre Blayau, n’hésite pas : il annonce 2 600 suppressions d'emploi (sur 11 000). Aussitôt, le titre Moulinex gagne 21% en Bourse. En 1998, Jean-Charles Naouri se retire, alors que le cours de l’action culmine. Il en tire une plus-value de 55 millions d’euros : une fortune qui l’aidera à prendre le contrôle du groupe Casino.

mardi 26 octobre 2010

Dole, 26 octobre : non à la loi du medef

Suite à l’Assemblée Générale interprofessionnelle de lundi 25 octobre, un programme d’actions a été établi avant la journée de grève et de manifestation de jeudi 28 octobre : distribution de tracts devant les entreprises et sur les ronds points, actions symboliques comme ce matin devant le medef où un mur a été érigé par les salariés en lutte.

mardi 19 octobre 2010

Dole 19 octobre, AG interprofessionnelle pour continuer la mobilisation

Encore une manifestation très réussie à Dole, mais c’est certainement l’Assemblée Générale interprofessionnelle qui est la nouveauté. Pour le public, cheminots, enseignants, postiers, agents EDF, du SICTOM… pour le privé, salariés d’Holcim, de la base Intermarché…ont pris la parole pour annoncer des débrayages, des journées de grèves dans les jours et les  semaines à venir s’il le fallait  pour faire entendre leur opposition à  la loi Woerth sur les retraites.

Les grévistes se sont ensuite rendus sur les quais de la gare de Dole au moment du passage d’un train avant de rejoindre le départ de la manifestation.

mercredi 13 octobre 2010

Dole, 12 octobre : 7000 manifestants, la mobilisation s'amplifie


Une manifestation que les lycéens ont rejoint avec beaucoup d'enthousiasme. 
Les mots d'ordre de grève reconductible étaient à l'ordre du jour à la SNCF, dans l'Éducation nationale... 
Un mouvement d'actions quotidiennes se dessine avec des distributions de tracts aux ronds-points, aux entrées d'autoroutes...
Dès le mardi soir, un groupe de manifestants s'est rendu à Vilette-les-Dole pour interpeller le député UMP Sermier alors qu'il réunissait des élus locaux.
Musique, concert de casseroles et Internationale dans le hall de la salle des fêtes ont égayé cette bien triste soirée !