mardi 21 octobre 2008

La crise, le NPA, l’écosocialisme....par Raoul Marc Jennar

C’est la crise ! Mais, si on y réfléchit un instant, c’est tout le temps la crise ! Avons-nous connu depuis 30 ans des périodes où ce n’était pas la crise ?

Et même avant. Je suis né au début de ce qu’on a appelé « les Trente glorieuses ». Mais elles étaient glorieuses pour qui ? Pour les mineurs dont on fermait les charbonnages ? Pour les ouvriers de la sidérurgie dont on fermait les usines ? Pour tous les autres qui ont du attendre le plus grand mouvement social de l’après guerre, Mai 68, pour recevoir enfin quelques miettes des profits engrangés par le patronat ?

Et même quand, soi-disant, ce n’est pas la crise. Quand les taux de croissance montent. Quand les entreprises font des profits. C’est quand même la crise pour celles et ceux qui subissent les fusions-acquisitions, les restructurations, les délocalisations, les dérégulations, les suppressions d’emplois dans des boites qui font pourtant des bénéfices.

Et enfin, pour des millions de gens qui, quand ils ont payé leurs charges, n’ont que 50 euros par mois pour se nourrir, n’est-ce pas, et depuis longtemps, la crise tous les jours ?

La vérité, c’est que le capitalisme, c’est la crise. C’est un système qui génère les crises. Il y a des crises financières, des crises économiques, des crises sociales, des crises alimentaires, des crises sanitaires, des crises écologiques. Et chaque fois, au nom de ces crises, le capitalisme impose ses solutions, des solutions qui maintiennent les inégalités, des solutions qui entretiennent l’exploitation, des solutions qui protègent l’accumulation des profits par un petit nombre. Et quand la crise ne suffit pas, il fait la guerre. Rappelez-vous ce que disait Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Là où le capitalisme ne peut exploiter en toute liberté, il provoque la guerre. Bien des guerres en Afrique qu’on nous présente comme des guerres civiles ou tribales sont en fait des guerres provoquées par le capitalisme. La guerre en Irak est une guerre du capitalisme.

En 1991, lors de l’effondrement de l’empire soviétique, le discours dominant a consacré l’échec du communisme. Nul ne peut nier que le capitalisme d’Etat, bureaucratique et policier, a échoué à réaliser l’idéal communiste. Mais cet échec nous condamne-t-il à nous résigner au capitalisme ?

N’est-ce pas le moment de dire haut et fort aux capitalistes : quel est votre bilan ? Quels sont, pour le plus grand nombre, les résultats du capitalisme ?

Quand près de trois milliards d’humains n’ont pas accès au savoir, aux nouvelles technologies et aux nouveaux savoir-faire qui pourraient améliorer leur niveau de vie, quand deux milliards de personnes n’ont pas accès aux médicaments essentiels, quand un milliard et demi de gens vivent avec quatre-vingt dix centimes d’euro par jour, quand un milliard de personnes souffrent de la famine, quand un milliard d’adultes dont deux tiers sont des femmes sont analphabètes, quand plus de 150 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire, dont la moitié sont des filles, quand 44% de la jeunesse du monde en âge de travailler sont au chômage, quand, dans une Europe si riche, il y a 50 millions de pauvres et 18 millions de chômeurs, n’est-on pas en droit de demander : capitalistes où est votre succès ?

Le capitalisme a bénéficié, avec les dérégulations massives décidées au niveau mondial comme au niveau européen, d’une liberté comme jamais il n’en avait connu depuis le 19e siècle. Et voilà son bilan. Certains vous diront. : « Vous vous trompez. Regardez en Chine, depuis qu’ils sont passés à l’économie de marché, 400 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté ». Ils oublient de dire qu’un milliard de Chinois sont restés dans la pauvreté. Parce que, fondamentalement, c’est cela le capitalisme : c’est l’organisation de l’inégalité ; c’est l’exploitation de la majorité par un petit nombre.

Face à cette réalité, on observe deux comportements. Il y a ceux qui considèrent que le capitalisme fait partie de l’ordre naturel des choses et que la crise d’aujourd’hui n’est qu’un dérapage de mauvais capitalistes qu’il faut punir pour revenir au bon capitalisme, que la démocratie libérale et l’économie de marché, sont le moins mauvais de tous les systèmes, comme le disait avant hier soir sur France 2 le ministre des finances de Belgique.

Ceux-là, on les trouve à droite, bien entendu, au centre évidemment, mais également, à gauche. Ce sont en effet des sociaux-démocrates qui, à partir des années 80, en France comme dans le reste de l’Europe, ont accompagné et très souvent initié ce qu’on appelle la mondialisation, cette transformation du monde en un marché global où la puissance publique s’efface devant les acteurs économiques et financiers, où les humains sont traités comme des marchandises soumis aux lois d’une concurrence qui doit être libre et non faussée. La loi de déréglementation financière est une loi du PS. L’Acte unique européen et le traité de Maastricht, proposés par Jacques Delors, sont l’œuvre des sociaux-démocrates. La gauche plurielle partage avec onze autres gouvernements sociaux-démocrates la responsabilité de la stratégie de Lisbonne et des décisions de Barcelone sans lesquelles le démantèlement des services publics et du droit du travail n’aurait pas été possible. Et on a trouvé à la direction du PS les plus ardents défenseurs du traité constitutionnel européen préparé sous la direction de Giscard d’Estaing. Les mêmes souhaitent aujourd’hui ardemment qu’entre en vigueur ce copié collé du TCE qu’est le traité de Lisbonne pourtant rejeté par le seul peuple qui ait pu s’exprimer, les Irlandais.

Face à ces libéraux de droite et de gauche auxquels s’ajoutent ceux qui les suivent pour ne pas perdre les mandats que leur accorde l’alliance avec le PS, il y a ceux qui sont convaincus que le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité. Ceux qui ne se résignent pas à voir le drapeau de la révolte tomber des mains de Rosa Luxemburg dans celles de Ségolène Royal.

On les trouve parmi celles et ceux qui ont fait campagne et ont soutenu le non de gauche au TCE. On en trouve parmi celles et ceux qui ont soutenu l’un ou l’autre des cinq candidats à la gauche du PS lors des présidentielles de l’an passé. Et on en trouve même, je tiens à le dire tout de suite, parmi les femmes et les hommes qui ont apporté leur voix au PS ou aux Verts. Faute de mieux à leurs yeux. Et au-delà de celles et ceux qui accompagnent ou soutiennent un parti politique, on en trouve parmi ces dizaines de milliers de gens qu’on appelle parfois des non encartés, altermondialistes, anti-nucléaires, écologistes, décroissants, faucheurs volontaires, militants des droits humains dont le grand rassemblement du Larzac, en août 2003, fut pour beaucoup, un moment fondateur.

C’est à ces femmes et ces hommes qui ne se résignent pas au capitalisme que la LCR offre une perspective. Moi qui ne suis pas membre de la LCR, qui n’appartient pas à la culture politique née de 1917, - ma culture politique, elle puise dans 1793 et 1871 et chez l’homme massacré en août 1914, au Café du Croissant à Paris - qui suis un de ces non encartés, je tiens à le souligner ici avec force : la décision de la LCR de se dissoudre pour se fondre dans un mouvement politique qui la dépasse, qui embrasse à la fois la question sociale et la question écologique et qui s’ouvre à toutes celles et ceux qui partagent ce projet écosocialiste, c’est une décision sans précédent dans l’histoire du mouvement ouvrier français.

Nous sommes, j’en suis convaincu, des millions à rêver d’une gauche qui ne se renierait pas chaque fois qu’elle arrive au pouvoir, d’une gauche qui affirmerait sans complexe : « oui, il y a eu et il y a encore des exploiteurs et des exploités », d’une gauche qui reconnaît la réalité de la lutte des classes même si la composition des classes et les formes de la lutte ont changé. Nous sommes des millions qui n’acceptons pas le capitalisme comme une fatalité. Nous sommes des millions à vouloir une alternative. Cette alternative, si nous le voulons tous ensemble, avec le NPA, elle est maintenant possible.

Nous sommes à la tâche. Et nous sommes nombreux. Nous sommes riches de nos diversités, de nos cultures politiques respectives, de nos expériences et aussi de la fraîcheur et de la créativité de celles et de ceux qui n’ont pas d’expérience, si ce n’est celle de leurs premiers pas dans la vie et de leurs premières confrontations avec le capitalisme.

J’ai qualifié le projet que nous portons d’une expression nouvelle dans le vocabulaire politique : écosocialisme. Qu’entendons-nous par là ?

On part d’un constat : le capitalisme exploite les humains et la terre. Il est à l’origine de la question sociale et de la question écologique. Comme l’a si bien observé François Chesnais, Marx déjà constatait que « la production capitaliste ne se développe qu’en épuisant les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur » (Le Capital, p.182). Et Chesnais a très justement déploré que « la pensée critique se réclamant du marxisme a été terriblement déficiente sur le plan des rapports à la nature ».

Une approche écosocialiste, cela signifie satisfaire les besoins sociaux de manière écologique. Et la satisfaction écologique des besoins sociaux ne peut se réaliser ni par des voies autoritaires, ni par des voies fiscales.

Seule la délibération démocratique peut présider à la définition des choix. Ce qui implique de revisiter la démocratie pour en faire ce que, déjà, Jaurès appelait de ses vœux : un outil révolutionnaire.

Mais le danger immédiat qui nous guette, c’est le traitement capitaliste des problèmes écologiques. Un capitalisme vert est en cours d’élaboration. On en a vu des prémisses avec le Grenelle de l’Environnement et les multiples taxes envisagées par le gouvernement. C’est faire payer par le plus grand nombre le coût des dégâts écologiques provoqués par les profits de quelques-uns. Ce sont les solutions avancées par la droite, mais aussi par les sociaux-libéraux, par les Verts et par tous ceux qui refusent d’accepter que la course au profit est à l’origine de la destruction de l’environnement avec ses conséquences pour la santé, pour la préservation de la biodiversité, pour le maintien des grands équilibres et pour la survie même de la planète dans l’état où les générations précédentes nous l’ont léguée.

C’est un immense chantier qui s’ouvre devant nous. C’est notre volonté de saisir à bras le corps le double impact social et écologique du capitalisme. Aucune solution n’est durable si elle se contente d’aménager le système. C’est bien là que se trouve la justification de notre démarche anticapitaliste. Au regard de ce que nous voulons entreprendre, nous pouvons faire beaucoup plus que de la politique. Nous pouvons écrire une page d’histoire.

Raoul Marc Jennar est membre d’un comité des Pyrénées orientales et animateur du mouvement altermondialiste. (Intervention faite au meeting NPA 66, à Perpignan, le 18 octobre 2008)

lundi 20 octobre 2008

La richesse ne manque pas ...

17 octobre : journée mondiale du refus de la misère.
Près de la moitié de l'humanité vit avec moins de 2,5 dollars par jour. La faim gagne du terrain dans le monde pour toucher près d’un milliard de personnes "alors que le monde a produit plus de nourriture que jamais au cours de la dernière décennie" selon la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation.

Depuis des semaines : journées mondiales du sauvetage des banques
Les sommes dépensées par les principaux états pour sauver les banques se comptent en milliers de milliards d’euros.
Evidemment, pour celles et ceux qui n’ont à compter que leur salaire, leur retraite ou pire, les minima sociaux, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose !
Pourtant quelques comparaisons sont éclairantes.

Pour faire reculer la faim, la pauvreté et la mortalité infantile, pour garantir l’accès à l’eau potable et à des conditions de vie plus décentes, il faudrait selon l’ONU, au total d’ici 2015 environ 1200 milliards de dollars. La crise financière vient donc d’engloutir en quelques jours plus que l’équivalent des sommes nécessaires pour sortir une bonne partie de l’humanité de la conditions la plus noire.
A la FAO 2,2 milliards d’euros ont été versés pour lutter contre la faim dans le monde et face à cela, plus de 1000 fois cette somme consacrés à payer la crise planétaire du capitalisme !

360 milliards d’euros, pour quoi faire ?
En septembre, Sarkozy nous disait “L'État ne peut pas donner l'argent qu'il n'a pas” et Fillon, rajoutait : “ La France est en état de faillite virtuelle ”. Pourtant le gouvernement vient de trouver 360 milliards d’euros pour les banques.
Environ un million de ménages sont surendettés pour un montant moyen de 35200 €. Dans
82 % des cas, ce sont des organismes de crédits rapaces exploitant le dénuement des plus pauvres qui en sont la cause. Les arriérés de charges de logement concernent 94 % des cas.
Le dixième des sommes trouvées pour les banquiers suffiraient pour annuler les dettes qu’ils ont contribué à creuser et permettre aux familles concernées de sortir la tête de l’eau.
Alors qu’il y a au moins 9,3 millions de personnes sans logement, mal-logées ou en grand risque de le devenir, avec 100 milliards d’euros il serait possible de construire un million de logements immédiatement.
Alors que 36% des femmes retraitées vivent avec moins de 700 euros par mois, avec 37,5 milliards on pourrait augmenter de 30% les pensions de l'ensemble des retraités.
Avec 35 milliards, on pourrait financer un million d’emplois dans les services publics à 1 500 euros nets, sur treize mois cotisations sociales comprises, au lieu de supprimer 25 000 postes dans l’éducation nationale en 2 ans comme le dénonçaient enseignants ou parents qui ont manifesté dimanche 19 octobre. Les 360 milliards représentent 6 fois le budget de l’éducation nationale. Tout un choix de société !

Les réponses des gouvernements à cette crise montrent que le problème n’est pas le manque de richesses mais leur accaparement par une poignée de privilégiés.
Il est urgent d’ôter à cette minorité d’individus le pouvoir qu’elle a sur l’économie.
Il est temps de lutter pour décider de la répartition, de la destination des richesses afin de satisfaire enfin les besoins de la majorité de la population.

Venez en débattre avec nous
Vendredi 24 octobre à 20h30
Salle des Arquebusiers
(Avenue de Lahr, Dole)

vendredi 3 octobre 2008

Le capitalisme fait faillite et Sarkozy se paye notre tête

“ Je veux le dire aux Français : l’anticapitalisme n’offre aucune solution à la crise actuelle (…) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une base éthique ”
N. Sarkozy à Toulon, le 25 septembre

Qui aurait imaginé que le président bling-bling s’en irait un jour dénoncer les “ excès ” du capitalisme “ financier ” ?
Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d’une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L’accumulation sans fin des capitaux n’est pas une dérive du capitalisme mais le cœur de son fonctionnement.
Dans son discours de Toulon, Sarkozy a reconnu qu’il y a eu de grosses erreurs, des dérives. Mais, a-t-il prétendu, ce n’était pas le vrai capitalisme car celui-ci serait “ moral ”, “ éthique ”, “ productif ”. Cause toujours… Il reste que sa seule proposition face à la crise, c’est de poursuivre et aggraver les agressions antisociales qu’il mène déjà sur tous les terrains.
Il a ainsi annoncé, pêle-mêle : un nouveau recul du pouvoir d’achat et l’explosion des licenciements ; le maintien du plan de saccage de l’hôpital public ; l’accélération de la contre-réforme de l’Etat avec, il s’en est vanté, “ dès l’an prochain un total sans précédent de 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique ” ; un gros paquet de nouvelles aides, exonérations de charges et d’impôts pour les patrons.
Enfin, Sarkozy s’est engagé à ce que l’Etat vienne au secours des banques, assurances et sociétés de crédit, si ces dernières se retrouvaient en défaut de paiement. Comme aux Etats-Unis, on “ nationaliserait ” donc leurs pertes en les faisant financer par nos impôts. Déjà victimes des bas salaires, de la précarité et de la hausse des prix, les travailleurs subiraient ainsi une véritable “ double peine ”.
Dans le même temps, la privatisation de tout ce qui peut faire du profit, elle, continue de plus belle. Exemple : la Poste, dont le gouvernement vient d’annoncer “ l’ouverture du capital ” et l’entrée en Bourse (une décision prise en plein milieu de la tourmente des marchés...)

Aux riches de payer leur crise

Tous les gouvernements sont inquiets pour l’avenir du système et parlent désormais du besoin de “ nouvelles régulations ”, d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d’accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires.
A nous de ne pas l’accepter et de reprendre aux financiers, aux patrons et aux actionnaires tout ce qu’ils nous ont volé.
Les luttes de résistance foisonnent, mais elles restent dispersées et trop souvent isolées. Aidons à les coordonner, à les unifier.
Parmi d’autres mobilisations dans le privé et le public, la grève de la Poste du mardi 23 septembre a été un succès. Un large front syndical, politique et associatif, s’est formé au niveau national. La bataille qui commence contre la privatisation de la Poste peut être l’occasion de mettre un coup d’arrêt aux attaques et de changer le rapport de forces.
Sarkozy a clairement identifié son ennemi : l’anticapitalisme. Là au moins, les choses sont claires. Ni éthique, ni moral, ni réformable, ce système de sauvages doit être combattu et renversé.
Venez en débattre avec nous
Vendredi 24 octobre à 20h30
Salle des Arquebusiers
(Avenue de Lahr, Dole)

mardi 30 septembre 2008

Zone du développement insoutenable

L’une des premières actions du NPA du Pays dolois (Jura) fut d’éditer une carte postale (voir archives juin 2008) dénonçant les incohérences des prévisions d’aménagement du territoire du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) du Grand Dole. En effet, la communauté d’agglomération est en train de finaliser ce document qui prévoit le développement des zones d’activités mais aussi l’évolution des transports et de l’ habitat à l’horizon 2020. Bien loin du document de planification intégrant des exigences écologiques et sociales fortes que nous pourrions souhaiter, le SCOT représente tout de même un outil utilisable pour infléchir des orientations qui auront des conséquences sur la vie des populations. En nous appuyant sur les études mises en place pour ce SCOT, nous essayons d’ouvrir un débat public sur les zones d’activités. Le Grand Dole est l’une des agglomérations de France comportant le plus de m2 d’activités commerciales par habitant. L’un des derniers secteurs qui nous était présenté comme déficient : les sports et les loisirs va voir l’une des plus grande enseigne nationale s’installer au nord de la ville alors qu’une autre est en train de fermer à l’est. Le texte de la carte postale adressée au Président du Grand Dole (PS) a essayé de synthétiser nos revendications pour les rendre accessibles au plus grand nombre :

Disparition des espaces naturels et agricoles, pressions sur les personnels et les petits producteurs par les grandes surfaces, spécialisation des zones d’activités multipliant les déplacements automobiles, disparition des commerces dans les quartiers, le centre ville et les villages... Inversons la tendance !
Dans le cadre du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) , nous vous demandons d’agir pour :
- que l’espace consacré au développement des Zones d’Activités soit limité aux besoins réels (de 40 à 80 ha) à l’horizon 2020.
- un gel de la zone de Brevans qui sacrifierait l’une des dernières entrées vertes de Dole.

Un premier tirage à 2000 exemplaires a été diffusé par les militants du NPA pendant l’été puis devant l’adhésion d’un grand nombre d’habitants, un nouveau tirage à 20000 exemplaires a été effectué à la rentrée avec d’autres groupes signataires qui nous ont rejoint pour cette action : AMAP du Pays dolois, Dole écologie, Serre Vivante, Les Verts de Dole... Le NPA est ainsi devenu un interlocuteur de groupes locaux impliqués dans le développement de circuits courts entre producteurs et consommateurs avec l’Association de Maintien d’une Agriculture Paysanne mais aussi dans la protection de l’environnement avec les autres organisations.

Action symbolique sur le terrain
Lundi 29 septembre, une cinquantaine de participant(e)s étaient présent(e)s pour une action symbolique sur la ZA de Brevans, Après avoir répondu aux questions des journalistes (La Voix du Jura et Le Progrès), les représentants de l'AMAP, de Serre Vivante, de Dole Ecologie, des Verts et du NPA ont invité les participants à se rendre sur la voie sans issue qui a été bitumée et "éclairée" cet été. Après deux rapides interventions de Didier et Hervé, la plaque "impasse du développement insoutenable" réalisée par Philippe a été dévoilée. Les participants ont ensuite traversé les champs de la ZA pour se rendre sous d'anciennes armatures en métal au bord de la route principale. Pascal y avait suspendu les belles banderoles qu'il avait réalisées : ICI ZONE VERTE. Sous les regards attentifs des petits et des grands, un pommier qui avait été sélectionné par un spécialiste participant au rassemblement, a ensuite été planté. Une étape supplémentaire dans la mobilisation…



















mercredi 24 septembre 2008

Zéro licenciements, zéro suppressions d’emplois

Licenciements boursiers chez Renault…
Renault annonce 6000 suppressions d’emplois. Malgré 1,5 milliard de bénéfices net pour le 1er semestre 2008, les usines sont à nouveau sommées de «poursuivre leurs actions de productivité pour atteindre ou dépasser leur objectif de performance » Le vrai motif de ces licenciements c’est donc le choix de verser toujours plus de dividendes aux actionnaires, d’augmenter de 150 % le dividende par action et de porter la marge opérationnelle à 6 % en 2009.

… Licenciements punition chez Goodyear…
Les salariés de Goodyear Dunlop à Amiens avaient refusé à 65 % le passage en 4X8, un rythme de travail épuisant qui exige le même travail avec une équipe en moins. Les patrons ne désarment pas, annoncent en janvier 478 licenciements sur les deux sites d’Amiens si les salariés persistent à refuser de perdre leur vie à la gagner. Finalement à Dunlop, CGT, CFTC, FO et CGC cèdent au chantage. Les patrons s’acharnent sur le site rebelle d’Amiens Nord : 402 licenciements ! Ce sont volontairement des licenciements secs, les plus brutaux possibles, pour faire payer aux salariés leur refus de courber l’échine.
Il faudrait aussi citer Doux en Bretagne, Altadis racheté par Imperial Tobacco, Gandrange sacrifié par Arcelor Mittal et bien d’autres où les patrons licencient pour augmenter leurs marges.

… Suppressions d’emplois dans la fonction publique
Après les 22 900 suppressions du budget de 2008, les 11 200 de 2007, la programmation budgétaire 2009-2012, planifie la suppression de 30 600 postes de fonctionnaires en 2009.
On se dirige à marche forcée vers les objectifs définis par le FMI : 100 000 fonctionnaires de moins en 2011 et 100 milliards d’économie sur les emplois publics dans les 70 ans à venir. Ces suppressions s’accompagnent d’une offensive idéologique d’ampleur. Avec la « redistribution » aux agents en place de la moitié des économies dégagées sur les postes, les salaires à la tête du client sont systématisés. Comme si l’incertitude sur l’avenir et la destruction du service public ne suffisaient pas, ce système instaure comme dans le privé la division et la guerre de tous contre tous.

Des postes supprimés c’est l’angoisse pour celles et ceux qui perdent leur emploi. D’autant qu’avec le chômage massif et l’Offre Raisonnable d’Emploi, c'est-à-dire l’impossibilité de refuser plus de deux offres sous peine de se voir privé de ressources, la perte d’emploi sonne comme la condamnation à la misère.
Dans le public comme dans le privé les emplois supprimés se traduisent immanquablement par une surcharge de travail pour celles et ceux qui restent et qui doivent se partager à moins nombreux le même travail.
Le chômage massif pèse sur tous les salariés, il permet aux patrons de se croire tout permis, d’imposer une dégradation des conditions de travail, de salaire, de protection sociale…
La riposte ne peut pas être l’affaire des seuls salariés menacés. C’est l’affaire de tous. Dans des secteurs comme l’automobile, dans des régions, la mobilisation s’organise et c’est un premier pas.
Mais nous avons besoin d’une réponse à un niveau supérieur, d’une réponse nationale et interprofessionnelle. Autour des boîtes concernées, peut se coordonner une mobilisation pour exiger que les licenciements, socialement et humainement inacceptables, soient mis hors la loi, pour imposer le droit à l’emploi comme un droit absolu qui doit passer avant les profits.

Venez en débattre avec nous
Vendredi 24 octobre à 20h30
Salle des Arquebusiers
(Avenue de Lahr, Dole)

mardi 16 septembre 2008

Zone du développement insoutenable

A la suite de la campagne de cartes postales contre la zone d'activité et commerciale de Brevans, nous vous invitons le 29 septembre 2008 à partir de 18h à un rassemblement sur la zone pour y mener des actions symboliques :
- plantation d'un arbre (pommier),
- baptême de la rue,
- installation de panneaux visibles de la route de Besançon dénonçant la construction de cette nouvelle zone
Nous profiterons de ce rassemblement pour y donner une conférence de presse.

Le Lundi 29 septembre 2008
à partir de 18h
Rendez-vous vers le Bowling (ex magasin Baobab)

Soyons nombreux à ce rendez-vous à l'initiative de Collectif Pays Dolois Citoyen, Serre Vivante, AMAP du Pays Dolois, Dole Ecologie, Les Verts de Dole, NPA Pays Dolois…

dimanche 7 septembre 2008

Contre Sarkozy et Fillon, Ripostons !

ETE NOIR POUR LES UNS...

Cet été le gouvernement et Sarkozy raflent toutes les médailles anti-sociales ! Médailles d’or dans les disciplines : de la santé avec la casse des hôpitaux et de notre sécurité sociale ; dans les services publics avec l’annonce du début de la privatisation de la poste et la remise en cause du droit de grève dans les écoles; dans le monde du travail avec la fin des 35 heures et la chasse aux chômeurs…
Des records sont également battus pour la hausse des prix, du pétrole, du gaz, de l’électricité, des produits alimentaires, (de 5 à 58% selon 60 millions de consommateurs) autrement dit les produits de première nécessité, rendant la vie quotidienne de la majorité de la population de plus en plus difficile.
Cette situation risque de s’aggraver dans les mois à venir avec la crise économique qui sévit dans l’ensemble des pays européens y compris en France, contrairement à ce que nous dit le gouvernement. Dans les pays les plus pauvres elle se traduit par les émeutes de la faim.

...GROS PROFITS POUR LES AUTRES !

Le gouvernement et le patronat nous font croire que les caisses sont vides pour refuser les augmentations de salaires, des minima sociaux, des retraites, le maintien des services publics et de la protection sociale. Par contre l’argent est là pour accorder des cadeaux fiscaux aux plus riches (15 milliards d’euros) ou pour rémunérer les actionnaires.
Des milliards, il y en a aussi pour payer la guerre impérialiste en Afghanistan ou pour construire de nouvelles centrales nucléaires sans prendre en compte les accidents graves survenus cet été (fuites radioactives à la centrale de Tricastin et à Romans- sur- Isère ).

Misère sociale pour la majorité, profits élevés pour
quelques - uns, crises, guerres...
C’est ça le capitalisme !

ET MAINTENANT ?

Contre ce système destructeur de vie et d’environnement, dès aujourd’hui et sans attendre les élections, il faut organiser la riposte, résister aux attaques. Pour cela il ne suffira pas d’appeler à des journées d’action à répétition, comme l’ont fait l’année dernière les directions syndicales mais bien de construire un mouvement d’ensemble. Dans nos villages, quartiers et entreprises :
– Soutenir chaque lutte des travailleurs en grève pour défendre leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail,
– Manifester et agir au côté des jeunes, des salariés, des chômeurs des sans papiers de ceux qui s’opposent à la destruction de notre environnement,
– Lutter aux côtés des populations pour que les campagnes et les quartiers ne deviennent pas des déserts à cause de la suppression des services publics,
– Démultiplier et relayer les fronts unitaires de résistance à la politique du gouvernement, comme pour le retrait des troupes françaises en Afghanistan, contre la privatisation de la poste, contre la construction de nouvelles centrales nucléaires, pour la régularisation de tous les sans-papiers…
Mais il nous faut aussi opposer aux politiques ultralibérales, une politique qui réponde aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques en portant un autre projet de société. Nous ne pouvons ni attendre 2012, ni confier notre avenir à ceux, dans la gauche institutionnelle, qui capitulent et ne s’opposent même pas à Sarkozy et au gouvernement.
C’est pourquoi, depuis plusieurs mois, nous travaillons au processus de construction d’un nouveau parti capable de porter la voix des luttes et ce projet de société anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe. D’ores et déjà, dans toute la France, des comités NPA se sont constitués en réponse à l’appel d’Olivier Besancenot et de la LCR. Ces comités tout en luttant participeront à l’élaboration du programme de ce nouveau parti dont le Congrès fondateur se réunira en Janvier 2009.

Alors parlons ensemble,
mardi 23 septembre à 20h
au café Le Connemara
99, av du Mal Juin à Dole