dimanche 29 janvier 2012

Dole : Philippe Poutou en meeting vendredi 03 février


Du covoiturage est prévu depuis Dole et Dampierre pour se rendre au meeting de vendredi 03 février au Grand Kursaal à 20h à Besançon.

Pour mieux comprendre les motivations de la candidature anticapitaliste portée par Philippe Poutou à la Présidentielle de 2012, ci dessous une interview récente à Basta mag.

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (23 janvier 2012)

Avec lui, les grands médias audiovisuels semblent découvrir un ouvrier, un vrai, survivant d’une classe sociale qui aurait disparu avec la mondialisation. Philippe Poutou est candidat à l’élection présidentielle pour le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Métallo et syndicaliste CGT à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), il a la lourde tâche de succéder à Olivier Besancenot comme porte-drapeau de la gauche qui se veut révolutionnaire. Basta ! l’a interrogé sur son projet.

Basta ! : Vous êtes le seul candidat à être ouvrier et syndicaliste. Est-ce que vous pensez que cela joue dans la manière dont on vous considère à travers cette campagne ? [1]

Philippe Poutou : Être candidat d’un courant d’extrême gauche, c’est déjà être vu différemment. Quand, en plus, vous travaillez comme ouvrier dans une usine, vous êtes confronté à un côté hautain, voire à du mépris social. Cela s’est vu à l’émission de Laurent Ruquier (« On n’est pas couché » sur France 2, ndlr) : c’est qui cet ouvrier qui sort de nulle part ? À 40 ans, si tu es à l’usine, tu es considéré comme un looser. Tu n’as pas de Rolex… Le mépris social est cependant moins violent sur un plateau télé, où vous êtes invité en tant que candidat à la présidentielle, que dans l’entreprise. La violence et l’humiliation quotidiennes, comme ce qui s’est passé à France Télécom, c’est la réalité du monde du travail, de ceux qui sont au boulot comme de ceux qui n’en ont plus.

Créer une société coopérative (Scop) apparaît de plus en plus comme une alternative pour reprendre une entreprise en difficulté. L’économie sociale peut-elle, selon vous, constituer une alternative au capitalisme ?

C’est une solution dans l’urgence. S’il n’y a pas d’autres alternatives, autant la tenter, montrer que des salariés organisés et solidaires peuvent se passer du patron. Est-ce une alternative au système ? Cela paraît peu crédible : une coopérative évolue dans un contexte capitaliste soumis à une forte concurrence. La vraie solution, c’est de se débarrasser des rapports de production capitalistes. Les coopératives peuvent être autant de brèches qui, si elles se multiplient, reposent la question du pouvoir économique et politique.

Le NPA propose d’augmenter le Smic à 1 600 euros net. Comment faire en sorte que la majorité des PME, qui sont loin de réaliser les profits des multinationales du CAC 40, soient en mesure de le verser à leurs salariés ?

De l’argent, il y en a ! On le voit pour le CAC 40 ou l’augmentation des grandes fortunes. La France compte cette année 11 milliardaires de plus ! 300 euros de plus pour tous, dans toutes les entreprises, signifie de faire payer les plus gros et les plus riches. Derrière, se pose la question des caisses de solidarité financière abondées par les grandes entreprises pour financer l’ensemble. Les employeurs nous répètent que dès qu’on augmente les salaires, on met en difficulté les comptes de la boîte. Nous demandons donc la transparence des comptes. Cette transparence permettra d’apprécier la réalité des difficultés financières d’une entreprise et d’engager la discussion. Idem chez les commerçants et les artisans. Les difficultés d’une entreprise ne doivent en aucun cas justifier des atteintes au droit social. Aujourd’hui, la priorité est que l’entreprise s’en sorte. Résultat : on augmente les cadences, on baisse les salaires. Les gens vont mal, se rendent au boulot à contrecœur, les liens sociaux sont détruits, personne ne fait plus confiance. Nous devons inverser cette tendance pour retrouver le goût de vivre et de travailler ! Des gens mieux payés, moins pressurisés, peuvent contribuer à relancer la machine.

Que pensez-vous de la TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy ?

La TVA sociale est une escroquerie. Cette mesure prépare la suppression des cotisations sociales patronales. C’est une attaque en règle contre le système de Sécurité sociale. Cela fait des années que l’on nous explique que le coût du travail doit diminuer, et que l’on multiplie les exonérations. En attendant, ni l’emploi ni les salaires ne progressent. Autant de recettes qui ne rentrent pas dans les caisses. Derrière, c’est la population qui paiera. La solution, c’est de supprimer tous les cadeaux fiscaux dont profitent essentiellement les grosses entreprises : alors que le taux de l’impôt sur les sociétés est de 33,3 %, les entreprises du CAC 40 ne paient en moyenne que 8 %, contre 28 % pour les très petites entreprises ! Dans ce cas, nous sommes réformistes : placer l’impôt sur les sociétés à 50 %, instaurer un impôt sur le revenu et sur la fortune fortement progressif. Bref, faire payer les riches. Même en appliquant un programme qui n’est pas révolutionnaire, nous pouvons largement améliorer les conditions de vie.

Peut-on être ouvrier et écologiste ?

Je fabrique des boîtes de vitesse pour des voitures très polluantes, le 4X4 Explorer de Ford. Cela ne m’empêche pas d’être favorable à la sortie du tout-automobile. Mais il faut une perspective crédible. Le boulot d’un ouvrier dépend souvent d’une activité très polluante. Du coup, sa priorité, c’est de défendre son boulot. Regardez la position de la CGT énergie, qui défend le nucléaire au nom de l’emploi. Il n’est pas sûr que tous les salariés qui bossent dans une centrale rêvent d’y travailler toute leur vie. La question est : quelle transition vers quel boulot et pour quel revenu ? Au NPA, nous sommes désormais les seuls à être catégoriquement pour la sortie du nucléaire, dans un délai de dix ans. Le parti (Europe écologie-Les Verts, ndlr) censé porter cette question ayant fait tant de compromis qu’on ne sait plus trop où ils en sont. Remplacer 75 % de la production électrique, cela signifie développer les énergies renouvelables, rénover des logements mal isolés et en finir avec une consommation d’énergie aberrante. C’est aussi pour cela que nous défendons les transports publics gratuits.

Au risque de vous mettre au chômage ?

Nous pouvons fabriquer des bus ! Les patrons n’arrêtent pas de nous dire que nous sommes flexibles, que nous ne ferons pas ce boulot toute notre vie, que nous devons nous adapter. Nous sommes prêts à la reconversion économique et écologique ! Nous sommes des métallos : fabriquer des boîtes de vitesse ou des engrenages d’éoliennes, là n’est pas le problème. Si nous avons le souci d’améliorer la vie des gens, il y aura du boulot !

Comment vous positionnez-vous dans le débat actuel sur le protectionnisme européen ?

Produire en France… C’est vrai que c’est à la mode, mais c’est devenu difficile. Une voiture, par exemple, même si elle est assemblée en France, ses composants électroniques sont fabriqués à Taïwan ou autre part en Asie, et le moteur est construit encore ailleurs. C’est comme le nucléaire « français » avec de l’uranium produit au Niger. Et l’idée que les salariés d’un pays pourraient être protégés par des gens qui se moquent depuis des années des plans de licenciements, c’est n’importe quoi ! On protège quoi et qui ? Que ce soit un protectionnisme réac de droite, ou le protectionnisme de gauche invoqué par Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon, en réalité, c’est la protection du capitalisme. La question n’est pas de protéger un peuple, mais de protéger les peuples. Cela passe par une expropriation des banques : que tout le système bancaire et de crédit soit public, contrôlé par les usagers et la population, pour faire en sorte que cet argent réponde à des besoins sociaux et au développement économique. Nous ne devons pas avoir peur de la mondialisation mais, au contraire, discuter de l’internationalisation. Le protectionnisme laisse croire qu’il y aurait un salut, pour les salariés et les patrons ensembles, à l’intérieur des frontières. C’est un piège.

Existe-t-il une convergence européenne de la gauche anticapitaliste ? Quel lien entretient le NPA avec d’autres mouvements européens proches ?

Les organisations anticapitalistes existent – au Danemark, au Portugal, en Grèce, en Allemagne –, et elles organisent des rencontres internationales, mais les forces sont inégales. Le NPA (environ 5 000 adhérents, ndlr) est l’une des organisations les moins faibles d’Europe. Ce qui est inquiétant et révèle la faiblesse du mouvement révolutionnaire et anticapitaliste.

Comment voyez-vous les nouveaux mouvements qui émergent – Indignés ou « Occupy Wall Street » ?

Ce sont des mouvements importants et surprenants – 70 villes occupées aux États-Unis ! Ils révèlent une résistance sociale qu’on ne voyait pas avant. Cela fait partie des choses qui me rendent optimiste : une jeunesse qui cherche des voies pour se battre, en dehors des syndicats et des partis traditionnels. En France aussi, la colère sociale est là, mais de manière plus dispersée. Il y a une grande méfiance exprimée – et justifiée – vis-à-vis des partis et des syndicats. Un réseau entre ces mouvements et des organisations qui partagent leur combat doit se mettre en place, et une discussion s’engager pour arriver à rendre plus crédible la riposte des peuples.

Alors que les marchés financiers sont pointés du doigt, que le capitalisme débridé est de plus en plus critiqué, que les analyses énoncées par une partie de la gauche – Attac, par exemple – il y a dix ans se sont révélées juste, comment expliquez-vous que les candidats à la gauche du PS n’attirent pas davantage d’électeurs ?

Nous vivons un paradoxe : chacun voit bien que les responsables de la crise sont les banquiers, les traders ou les spéculateurs, même si certains s’accrochent à l’idée que les fautifs seraient les immigrés. Mais les courants anticapitalistes n’en sortent pas plus costauds. Le mouvement syndical est aussi affaibli. La crise fait des dégâts énormes dans la tête des gens. Quand on ne va pas bien, quand on souffre, on n’a plus de repères. Et beaucoup d’efforts sont déployés pour diviser les opprimés.

Comment expliquez-vous l’apparente attirance de Marine Le Pen pour une partie de l’électorat, notamment populaire ?

Nous ne devons pas nier l’influence du FN, mais il y a aussi un écœurement général, le sentiment de n’être représenté par personne. La moitié de la population ne vote plus et rejette tout ! Marine Le Pen, comme Nicolas Sarkozy, joue au sauveur : votez pour moi mais ne bougez pas, vous allez voir ce qui va se passer, je reviens au franc et cela va vous sauver… Le FN n’a pas soutenu le mouvement sur les retraites. Marine Le Pen joue sur la démagogie et son côté antisystème. Les discours anti-immigrés, anti-sans-papiers continuent de fonctionner chez des gens pris dans cette idée de concurrence entre les opprimés. Nous, salariés et ouvriers d’en bas, nous devons prendre nos affaires en main et ne pas donner un chèque en blanc à ceux qui sont du côté des privilégiés, dont Marine Le Pen fait partie. Nous pouvons inverser le cours des choses pour que les opprimés retrouvent la voie de la solidarité.

La convergence de la crise sociale, d’une possible réélection de Sarkozy, de la présence assez forte du FN, ne doit-elle pas obliger les forces de gauche qui aspirent à changer le système à se regrouper ?

Avec Lutte ouvrière, nous avons en commun la dénonciation du capitalisme et donc la division peut paraître difficilement justifiable, mais il y a un désaccord sur le type de parti à construire, que nous souhaitons large et ouvert. Quant au Front de gauche, il pense qu’il peut faire bouger François Hollande sur sa gauche. Soit c’est se bercer d’illusions, soit c’est juste tacticien. Il n’est pas question de nous refaire le coup de la gauche plurielle. François Hollande ou DSK sont autant liés avec les Bolloré et les Lagardère que Sarkozy. Anticapitaliste, ce n’est pas un mot au hasard : veut-on s’en prendre aux grandes fortunes et à la spéculation financière ? Avec le PS, on ne pourra pas le faire. Mais c’est vrai qu’à l’avenir la question d’une unité avec le Parti communiste, le Parti de gauche et LO est nécessaire. Le premier enjeu sera d’empêcher que la TVA sociale ne passe, pas de courir derrière Hollande.

Recueillis par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Notes

[1] Le candidat du NPA avait, mi-janvier, recueilli 335 promesses de parrainages sur les 500 nécessaires pour être candidat à la magistrature suprême. Son prédécesseur, Olivier Besancenot, avait recueilli 4% des suffrages à l’élection présidentielle de 2007.


jeudi 1 décembre 2011

Ryanair à Dole Jura : une arnaque légale ?

La compagnie Low-Cost Ryanair arrive à Dole-Tavaux au printemps 2012 pour desservir le Portugal.

Chantage aux subventions, captations des subsides publics transférés vers un paradis fiscal, infractions aux lois européennes sur la concurrence… depuis 2003, peu d’entorses aux règles commerciales manquent au tableau de bord de la compagnie. Une délinquance récidiviste qui n’émeut guère les pouvoirs publics, malgré de très nombreux rapports des chambres régionales des comptes.

Depuis son arrivée, la nouvelle majorité socialiste du Conseil Général du Jura n’a pas hésité à voter une rallonge au budget initialement voté par la majorité de l’ex Président UMP Jean Raquin (sans oublier les 14 Millions d’euros de travaux …). Pour "se maquer" avec Ryanair, il en coûtera 15 euros par siège au contribuable jurassien avec une enveloppe de 200 000 euros et ceci au titre du soutien au marketing. Est-ce vraiment légal ?

Quant aux conditions sociales des salariés travaillant pour la compagnie low-cost Ryan, le témoignage publié ci-dessous devrait ouvrir les yeux des élus qui se prétendent encore de gauche au Conseil Général du Jura :

"Après avoir suivi une formation, j'ai postulé pour devenir steward chez Ryanair, il y a quatre ans et demi. J'ai dû suivre un cursus propre à Ryanair, à Dublin, assuré par des agences de formation extérieures à l'entreprise. Ça m'a coûté 1700 euros, sans compter l'hébergement et le transport. J'ai été embauché dans la foulée comme personnel navigant commercial (PNC) pour Ryanair mais c'est avec l'agence de formation que j'ai signé mon contrat de trois ans renouvelable. Je n'étais payé qu'aux heures de vol effectuées, environ 16 euros bruts de l'heure. Pour une moyenne de 80 heures de vol par mois (soit 1280 euros bruts).

Six mois plus tard, j'ai été engagé par Ryanair, à un salaire fixe de 850 euros, auquel s'ajoutaient les heures de vol, rémunérées aux alentours de 10 euros. J'habitais en colocation à Dublin, je n'avais pas les moyens de me payer un appart. Très vite, je suis devenu chef de cabine, et mon salaire de base est monté à 1200 euros. Selon les mois, je gagne de 1700 à 2000 euros nets. Pendant un an, les frais de location de mon uniforme ont été déduits de mon salaire, soit 30 euros chaque mois.

Je commence ma journée de travail quarante-cinq minutes avant le premier des quatre décollages (en pleine saison, je fais jusqu'à six rotations). Ensuite, tout s'enchaîne très vite. Avec les trois autres PNC présents dans chacun des Boeing 737-800 de Ryanair (189 sièges, ndlr), on vérifie l'appareil, on enregistre les bagages, on accueille les passagers, on s'occupe des démonstrations de sécurité, de la distribution des menus et de la vente de nourriture, boissons et duty free. Entre les vols, l'un d'entre nous aide les équipes au sol à l'embarquement quand les trois autres restent dans l'appareil pour y faire vite le ménage. On travaille huit heures par jour en moyenne, sans pause. Aucun repas ni boisson ne sont prévus pour le personnel, donc je viens tous les jours avec ma popote. Dès que j'en ai l'occasion, je vais chercher de meilleures conditions de travail ailleurs." (Article écrit par Alexandre Bogaert le 23 novembre 2011 publié dans Metro).

mercredi 12 octobre 2011

Dole le rassemblement se transforme en manif


À Dole, le 11 octobre,  près de 600 manifestants se sont rassemblés à 10 h devant la sous-préfecture. Les organisations syndicales ont décidé de profiter de cette mobilisation pour défiler au centre ville.  A noter les actions menées devant le Lycée Nodier et la présence de 250 lycéens dans le cortège aux côtés des travailleurs et des citoyens qui refusent de payer la crise des capitalistes.


Ils ont spéculé et maintenant ils veulent nous faire payer !

Chaque jour apporte un nouvel épisode de la crise : les bourses qui dégringolent à cause des mauvaises prévisions de croissance aux Etats-Unis, les banques mises en difficulté pour avoir trop spéculé, un pays entier au bord de la faillite…

Et le résultat ce sont des entreprises qui prévoient fermetures de site et licenciements, ce sont des politiques d’austérité toujours plus dures. Pour les gouvernements et les employeurs, les solutions sont toujours les mêmes : réduction des salaires, augmentation de la productivité, report de l’âge de départ en retraite, licenciements, suppressions de postes dans les services publics.

Ils ont tous la même idée : nous faire payer la crise d’un système économique au bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou l’Allemagne ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banquiers qui ont permis à ces derniers de spéculer de plus belle, y compris contre les États !


Il n’y a pas de fatalité…

Dans de multiples entreprises, les travailleur(se)s résistent. Ceux de Fralib occupent l’usine pour empêcher sa fermeture. Ceux de la Fonderie du Poitou refusent par la grève la baisse de leur salaire de 25%. Ceux de Goodyear, de Lafarge, de la raffinerie de Berre, du haut fourneau de Florange font grève, manifestent, séquestrent leurs employeurs, font la grève de la faim pour défendre leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail. Mardi 27, des dizaines de milliers d’enseignants du public et du privé se sont mobilisés contre la destruction planifiée de l’enseignement.

Ces derniers mois, les peuples du Maghreb ont montré que l’on peut bouleverser la scène politique par les mobilisations. En Grèce, en Espagne, les populations ne se résignent pas à l’austérité, à la misère.


on peut les faire reculer !

La solution n’est pas d’attendre 2012. Les principaux prétendants à la présidentielle sont d’accord pour revenir à un déficit de 3 % en 2013 et aucun ne défend ni le refus de payer la dette, ni un plan radical pour prendre sur les profits. Ce sera donc l’austérité contre les services publics et contre les classes populaires comme le font dès à présent les gouvernements socialistes en Grèce ou dans l'État espagnol.
L’urgence est de prendre le mal à la racine, de remettre en cause radicalement le remboursement de la dette et l'austérité. Seul le rapport de force construit dans les luttes, dans les manifestations peuvent contraindre patrons et gouvernement à reculer.
Une journée de mobilisation ne suffira évidemment pas. La mobilisation contre la loi Sarkozy-Fillon sur les retraites a montré que seul un mouvement gréviste prolongé, du public et du privé pourrait construire le rapport de forces nécessaire. Nous devons faire connaître, coordonner les luttes existantes, se battre pour leur extension et leur généralisation.

Manifestation "Non aux gaz de schistes"


Dimanche 9 Octobre, le NPA jurassien a répondu à l'appel des collectifs "non aux Gaz de schistes" pour la manifestation organisée à Lantenay dans l'Ain. En effet, la société Celtique Energie a déposé une demande de permis d'exploration (cette zone fait partie du permis "les Moussières") et elle est en pourparlers avec la commune depuis le début de l'année.

Il est bon de se souvenir qu'en 1989 à Chaleyriat (à 2 pas de Lantenay) Esso Rep avait déjà prospecté et provoqué la pollution définitive de la source de la Moullaz.

 

Environ 600 personnes se sont retrouvées pour protester contre cette recherche effrénée de pétrole au mépris de l'environnement et des populations. Des élus de l'Ain et du Jura sont venus apporter leur soutien, il y eu de nombreuses prises de parole, la conclusion a été faite par un enfant avec beaucoup de conviction : " les forages vont empoisonner notre eau !"

La bataille est loin d'être finie mais cette journée a montré la capacité de mobilisation et la réactivité des collectifs, les sociétés pétrolières ne feront pas la loi si nous restons vigilants et prenons notre avenir en mains !

 

Que ce soit pour le nucléaire ou le pétrole, nous sommes à un moment crucial pour nos choix en matière d'énergies, la nature ne va pas attendre tranquillement encore 10 ou 20 ans que les décisions importantes soient prises dans les salons gouvernementaux, c'est à nous tous de nous y mettre et d'imposer nos choix pour un avenir meilleur :

Economies d'énergies et développement des énergies renouvelables,

Développement de transports en commun efficaces utiles à tous, circuits courts, etc.

Et un vrai service public de l'énergie au service des populations et non des actionnaires !

A Dole, le nucléaire en question



Samedi 8 Octobre, Dole Ecologie et le NPA Pays Dolois se sont associés pour informer la population sur le nucléaire et annoncer la manifestation du 15 Octobre prochain au Bugey dans l'Ain ( www.stop-bugey.org ).

Nous en avons profité pour demander aux passants ce qu'ils pensaient de l'énergie nucléaire.

Bien sûr, il y avait ceux qui n'avaient pas le temps (assez nombreux en ce samedi matin…), celui qui nous a dit en continuant à marcher qu'il ne voulait pas retourner à la bougie et qu'on était des "rigolos", mais il y avait aussi ceux qui ont prit le temps de discuter après un moment de surprise, c'est sûr qu'ils n'ont pas l'habitude qu'on leur demande leur avis !

 

Nous avons interrogé des personnes de tous les âges : Théo, Frédéric, Françoise, Vanessa, Pascal, Denise, Jean-Marie, Jean-Luc, Laurent, Jocelyne, Elisabeth, Christine, Dominique, Frédéric, Mustapha, Jean, Pascal, et même des Suisses en ballade…

 

Il ressort de ces entretiens que c'est une "vaste question !", que la plupart des gens se sentent désarmés face au nucléaire et surtout pas informés.

Sur toutes les personnes interrogées, seulement deux étaient d'accord pour aller aider en cas de catastrophe majeure en France, elles étaient aussi d'accord pour l'implantation d'un site de déchets nucléaires sur leur commune, en précisant toutefois que si on pouvait se passer du nucléaire il faudrait le faire…

 

Les mots qui revenaient le plus étaient : dangereux, polluant, inquiétant, déchets, faut arrêter…

 

-       Pascal nous dit carrément " c'est de la merde !",

-       Jocelyne trouve que c'est "atroce" et pense à ses petits enfants,

-       Jean n'est "pas pour", "pas contre", il se pose des questions (son frère est mort à 62 ans, il avait travaillé dans le nucléaire toute sa vie) il est reparti avec plein de documentation,

-       Certains avaient déjà réfléchi à la question et faisaient l'éloge des énergies renouvelables, des économies d'énergie et de productions décentralisées,

-       Jean-Marie pense qu'il y a des bons côtés mais aussi des risques, que les gens ne sont pas cohérents car ils ne veulent plus du nucléaire mais ils refusent aussi les éoliennes!

 

Et on laisse le mot de la fin à Dominique qui déclare avec humour : "faudra doubler les épaisseurs de couettes"!


mercredi 10 août 2011

Jura : les enfoirés présentent "Les prisons du coeur"


La presse locale s'est fait l'écho en ce début de mois d'août de la venue de Pierre Botton accompagné par la conseillère générale UMP, Hélène Pélissard. Le but de leur visite : faire valider par le conseil municipal de Saint-Julien l'installation de la toute première « prison du cœur » de France sur le territoire de ce village de la Petite Montagne du Jura de 400 habitants. [1]


Les enfoirés présentent : les prisons du cœur


De quoi s'agit-il exactement ? D'un centre carcéral prévu pour accueillir 120 « primo-délinquants » âgés de moins de 35 ans, condamnés à des peines de prison de moins de cinq ans et acceptant, entre autres, de travailler pour un salaire équivalent au SMIC leur permettant notamment de participer à leurs propres frais d'emprisonnement et à l'indemnisation de leurs victimes. Le but affiché de l'opération étant la lutte contre la récidive. [2]


Le rapport avec Pierre Botton ? C'est qu'il s'est vu confié une mission sur l'amélioration des conditions de détention par MAM et Sarkozy début 2010 [3], en tant que président de l'association "les prisons du cœur" [4]. Il n'est pas certain que ce choix ait été très judicieux pour ce qui est d'illustrer l'efficacité de l'emprisonnement contre la récidive [5], puisque quelques jours seulement après s'être vu confié cette mission, Botton faisait déjà l'objet d'une plainte pour escroquerie [6]. Le genre d'incident qui vous fout par terre un plan comm' ! Encore heureux que cette plainte ait été très vite retirée... [7]



Grattons un peu le vernis


Ce discours officiel destiné à nous vendre le concept mérite d'être entendu. Mais surtout d'être examiné d'un peu plus près...


Un ancien détenu traumatisé par le "choc carcéral" qui crée une association pour améliorer le sort de ses semblables, et qui sait trouver l'oreille compatissante de la Garde des Sceaux : une bien jolie histoire cousue de fil blanc. Et les déclarations de Botton selon lesquelles "le projet est piloté par l'Élysée" [8], ou encore l'ouverture du centre de Saint-Julien espérée pour mars 2012 [1], soit en pleine période d'élection présidentielle, ne font que confirmer l'intuition d'un simple coup politique de Sarkozy.


Mais outre ses soutiens au gouvernement et à l'Élysée, l'association compte également une quinzaine de "partenaires" privés, parmi lesquels - excusez du peu - Carrefour, Bolloré, Lagardère, la FNAC, ou encore Schneider Electric. [9] Difficile de croire que pour ces mastodontes du capitalisme, "ce n'est pas l'aspect économique qui est prépondérant dans ce dossier mais bien l'aspect humain", comme l'affirme benoîtement Pélissard. [10]



Privatisation des prisons 


Ce projet de centre carcéral de Saint-Julien est avant-tout un nouvel exemple de prison privatisée, puisqu'il s'agit d'un montage financier estimé à une quinzaine de millions d'euros, selon Le Progrès [1], et qu'un promoteur immobilier privé se chargera de la construction avant de louer les locaux à l'État, comme cela devient la mode depuis quelques années.


Ainsi, comme l'avait annoncé l'alors ministre de la justice le 19 février 2008, c'est le groupe de Martin Bouygues (celui-là même qui était impliqué dans l'affaire Botton [5][11], et qui se trouve être témoin de mariage de Sarkozy, ainsi que le parrain de l'un de ses fils [12] : comme le monde politico-financier est petit !) qui s'est vu attribuer le contrat pour la conception, la construction, le financement et l'exploitation (maintenance, restauration, blanchisserie, entretien, nettoyage, formation professionnelle des détenus, travail pénitentiaire, transfert des détenus...) des trois nouvelles prisons de Nantes, Réau et Annœuillin. Une aubaine pour le groupe, qui percevra de l'État français (donc, de ses contribuables) 48 millions d'euros par an pendant 27 ans, soit un total de 1,3 milliard d'euros. [13][14]



La prison, enfin une alternative écologique aux délocalisations


Outre l'intérêt évident pour les groupes directement impliqués dans l'exploitation de ce genre de prisons privatisées, ce type d'établissements constituent des zones franches très avantageuses. En effet, "le travailleur- détenu évolue dans une zone de non droit dont la pierre angulaire se niche dans l'article 717-3 du code de procédure pénale. Lequel souligne expressément que  "les relations de travail des personnes incarcérées ne font pas l'objet d'un contrat de travail" dans l'enceinte d'une prison. De fait, tous les droits attachés au contrat de travail disparaissent : pas de SMIC pas d'indemnités chômage, de maladie ou d'accident du travail, pas de congés payés, ni de droit syndical. Un système totalement dérogatoire au droit commun qui permet aux entreprises de s'implanter en prison à moindre frais." [15]


Les industriels ont compris depuis longtemps déjà l'intérêt économique qu'elles avaient à délocaliser leur production dans des pays où les réglementations sociales et environnementales sont bien plus faibles qu'en France. Néanmoins, les délocalisations présentent des inconvénients inhérents au fait que le travail soit réalisé à l'étranger, comme les frais de transport qui augmentent avec les distances, ou encore les problèmes linguistiques.


Pour certaines activités, la délocalisation est même tout à fait impossible, comme c'est le cas pour les supermarchés, par exemple, où les travailleurs (manutentionnaires, caissiers, etc.) doivent nécessairement se trouver dans le magasin où les clients viennent faire leurs achats. Des solutions ont été conçues au sein des grandes institutions libérales comme l'OMC (Organisation mondiale du commerce) avec l'AGCS (Accord général sur le commerce des services) [16][17], ou l'Union européenne avec sa fameuse directive Bolkestein [18][19], mais la libéralisation du système carcéral offre des perspectives très profitables de ce point de vue (ce n'est pas un hasard si un groupe comme Carrefour soutient "les prisons du cœur" [9]).


Le projet de Saint-Julien comprend d'ailleurs justement "l'existence d'un centre commercial ouvert au public où les clients seront servis par des détenus" [2]. Gérard Guyot, le maire de la commune a beau demander "l'assurance que les commerces prévus ne causeront pas de tort à ceux du village" [1], il est évident que l'exploitation de travailleurs captifs ne bénéficiant pas des mêmes droits que les autres, constituera un gros avantage sur la concurrence, qu'elle soit locale ou nationale.



La liberté n'est pas une marchandise


Nous avons vu que, en plus des profits dégagés directement par les "partenariats public-privé" entre l'État et des groupes comme Bouygues, par exemple, la prison constitue une importante source de profits potentiels, puisqu'elle peut permettre à des entreprises de s'affranchir du droit du travail.


Au-delà de toute considération morale, il a vraiment de quoi être très inquiet lorsque la privation de liberté d'une part de la population devient profitable pour des intérêts privés. [20][21]


Si la fortune de riches entrepreneurs - dont la collusion avec le sommet de l'État n'est plus à prouver (Cf. Bouygues et Sarkozy) - croît proportionnellement au nombre de personnes emprisonnées, comment imaginer que le pouvoir politique cherche à faire baisser ce nombre ?


Parmi les facteurs de délinquance, il y a notamment la destruction de l'éducation et de l'emploi. Pour la première, on ne peut pas dire que le gouvernement ne se donne pas de mal, avec les quelques 65000 postes d'enseignants supprimés en cinq ans [22]. Pour ce qui est de l'emploi, on peut aisément imaginer qu'un "cercle vertueux" (pour les capitalistes) puisse s'enclencher : les prisonniers exploités feront concurrence aux travailleurs "libres", qui perdront leur travail, c'est-à-dire leur moyen de subsistance, ce qui les poussera à commettre des délits pour survivre, ce qui les conduira en prison où ils pourront continuer d'alimenter le cycle infernal...


Mais ça risque de ne pas suffire. Alors il suffit de durcir les lois, de créer une insécurité juridique qui permette de condamner à peu près n'importe qui. Là aussi, on peut dire que Sarkozy et ses sbires ne lésinent pas, en créant sans cesse des lois plus restrictives pour les libertés, plus répressives et plus totalitaires (explosion de la vidéo-surveillance, fichage généralisé de la population avec la carte d'identité électronique, peines plancher, scanners corporels et passeports biométriques dans les aéroports, répression routière, contrôle d'Internet, couvre-feu pour les mineurs, protection des agents de renseignement, explosion du fichage génétique, tentative de criminalisation de l'habitat nomade, alourdissement des peines, etc.). [23][24]


Cette insécurité juridique qui pèse chaque jour un peu plus sur chacun d'entre nous est d'ailleurs clairement affichée sur le site des "prisons du cœur" : "Car ne vous y trompez pas, la prison, cela n'arrive pas qu'aux autres... Qui n'a pas trop bu un soir et pris son volant ? Qui ne connaît pas un enfant touché par la drogue ? Qui n'a pas côtoyé quelqu'un pris dans la détresse d'une dépression qui l'amène à commettre un acte délictueux ? Une première incarcération peut aujourd'hui arriver à n'importe qui !". [25] Nous voilà prévenus !


Il appartient à chacune et à chacun de combattre cette société capitaliste dégénérée qui se montre toujours plus libérale pour les riches et les puissants, et toujours plus liberticide pour tous les autres ! 



P-S : Nous ignorons qui est l'auteur de l'image (trouvée sur Internet [26]) qui illustre si bien cet article, mais nous espérons qu'elle ou il ne nous en voudra pas de l'avoir reprise.




[1] http://www.leprogres.fr/jura/2011/08/04/la-petite-montagne-candidate-pour-accueillir-la-premiere-prison-du-coeur-de-france

[2] http://www.lalibertecaseprepare.com

[3] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/01/18/01016-20100118ARTFIG00435-mam-confie-a-pierre-botton-une-mission-sur-la-prison-.php

[4] http://www.lesprisonsducoeur.net/index.php?option=com_content&view=article&id=92&Itemid=54

[5] http://denistouret.fr/constit/Noir.html

[6] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/02/02/01016-20100202ARTFIG00358-nouveaux-demeles-judiciaires-pour-pierre-botton-.php

[7] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/18/01011-20100218FILWWW00795-une-plainte-visant-pierre-botton-retiree.php

[8] Le Progrès du 10/06/2011 - http://www.lalibertecaseprepare.com/images/stories/revuedepresse/2011-06-10_LeProgres.pdf

[9] http://lalibertecaseprepare.com/index.php?option=com_content&view=article&id=52&Itemid=59

[10] http://www.leprogres.fr/jura/2011/08/04/sur-le-papier-ca-va-toujours-bien

[11] http://www.liberation.fr/france/0101173104-botton-depasse-par-ses-comptes-suissesl-implication-de-bouygues-et-de-dumez-fait-craindre-l-enlisement-du-dossier

[12] http://www.lexpress.fr/actualites/2/legion-d-honneur-pour-martin-bouygues_906315.html

[13] http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-18-52-Bouygues-va-construire-et-gerer-trois-prisons-a-Nantes-Lille-et-Reau_3631-565155_actu.Htm

[14] http://www.liberation.fr/societe/01012349099-une-prison-privee-d-humanite

[15] http://owni.fr/2010/11/23/interview-le-juteux-business-des-prisons/

[16] http://fr.wikipedia.org/wiki/AGCS

[17] http://www.france.attac.org/archives/spip.php?rubrique25

[18] http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_Services

[19] http://www.france.attac.org/articles/projet-de-directive-bolkestein-une-machine-de-guerre-contre-les-peuples-deurope

[20] http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article693

[21] http://www.lefigaro.fr/international/2009/02/17/01003-20090217ARTFIG00353-usa-des-juges-ripoux-au-service-de-prisons-privees-.php

[22] http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110529trib000625055/enseignants-chatel-change-sa-politique-de-communication-sur-les-effectifs-.html

[23] http://www.pcinpact.com/actu/news/64541-carte-didentite-securisee-puce-biometrie.htm

[24] http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27orientation_et_de_programmation_pour_la_performance_de_la_s%C3%A9curit%C3%A9_int%C3%A9rieure

[25] http://www.lesprisonsducoeur.net/index.php?option=com_content&view=article&id=45&Itemid=58

[26] http://dondevamos.canalblog.com/archives/2010/02/08/16846304.html

samedi 30 avril 2011

25 ans de Tchernobyl à Dole : plus de 100 personnes devant la sous-préfecture



Texte remis au Sous-Préfet par une délégation des groupes organisateurs :

L'accident de TCHERNOBYL n'a pas fini de faire des victimes qu'un nouveau cycle infernal s'engage avec la catastrophe de FUKUSHIMA au Japon : régions durablement contaminées, dommages irréversibles sur la santé de plusieurs générations…

L'énergie nucléaire est une menace permanente pour les populations du monde entier.

En France, ce choix énergétique nous a été imposé sans aucun débat démocratique, la gestion des centrales se fait dans un manque de transparence total, le problème des déchets ne sera jamais résolu et ils vont nous empoisonner pour des millions d'années.

 Le dérèglement climatique nécessite un changement urgent de la politique énergétique actuelle, le nucléaire monopolise les crédits de la recherche et la France prend un retard considérable au niveau de la recherche en matière d'énergies alternatives et d'efficacité énergétique.

Le nucléaire n'est pas une énergie propre, le nucléaire coûte cher, le nucléaire n'est pas une énergie maitrisable (cf les multiples accidents qu'on nous cache et ceux qu'on ne peut pas nous cacher mais qu'on minimise…), le nucléaire produit des déchets dangereux dont on ne sait que faire …

 Le nucléaire interdit un futur à nos sociétés !

 

Nos revendications :

-       Décision immédiate de sortie du nucléaire selon un calendrier clair,

-       Fermeture immédiate des réacteurs les plus anciens (Fessenheim, Bugey, …)

-       Arrêt immédiat des nouveaux projets (Flammanville, Penly…)

-       Arrêt de tous les projets d'enfouissement des déchets radioactifs (Bure…)

-       Suspension des ventes de réacteurs à l'étranger,

-       Reclassement des salariés du nucléaire (énergies renouvelables…)

-       Réorientation des budgets de la recherche vers l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables et arrêt d'ITER qui ne peut répondre à l'urgence de la situation climatique.

-       Lancement immédiat d'un programme d'investissements dans les économies d'énergie et les renouvelables.

-       Diffusion publique des relevés de radioactivité faits en France suite à la catastrophe de Fukushima.

Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP des Gabelous et du Pays dolois), Dole Ecologie, Europe Écologie-Les Verts, Jura Nature Environnement, Nouveau Parti Anticapitaliste,Parti de Gauche, Serre Vivante, Dole Environnement, Solidaires Jura, …